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 Impact sanitaire

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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Mar 12 Avr 2011 - 21:37

Désolée, je fais toujours plusieurs choses, en même temps donc j'ai tendance à éluder. La question est : j'ai cru comprendre que du plutonium en présence de vapeur d'eau provoque de l'oxydation qui entraîne,( je ne me rappelle plus le mot) une réaction inflammable donc facilement un incendie ?
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Mar 12 Avr 2011 - 21:44

Bonsoir
Pour autant que je me souvienne correctement de mes cours de chimie nucléaire :
Le plutonium dans les réacteurs est souvent sous forme déjà oxydée. C'est ça le Mox, un mélange d'oxyde de plutonium et d'uranium.
Et un oxyde s'enflamme difficilement
On pourrait faire aussi : uranium métal + air = feu puisque c'est un métal qui s'enflamme (pyrophorique). Mais c'est un métal dans ce cas.
Donc pour le plutonium c'est très compliqué de l'avoir (dans le cas de réacteurs bien entendu et même avec de l'air ou de la vapeur) sous cette forme métal.
Pas vraiment de risque d'incendie.
KLOUG
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Mar 12 Avr 2011 - 21:52

Kloug,
je marche sur des oeufs, mais il me semble que cet oxydation provoque chez le plutonium Pu O2 une forme poudreuse, pyrophorique c'est le mot que je cherchais, difficile à stabiliser .
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Mar 12 Avr 2011 - 22:06

La question de Loreleï vient peut-être du passage du Wikipedia sur le plutonium où il est dit que le métal en présence d'humidité se couvrait d'une poussière d'oxyde qui le rendait pyrophorique. La tournure est assez vague pour laisser penser que l'oxyde (en bloc) puisse l'être aussi, et la tournure est identique dans la version anglophone (qui a copié?). Et plusieurs sites annoncent que le bref incendie d'aujourd'hui est une combustion (chimique) du plutonium, et que Tepco, c'est rien que des menteurs.
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Mar 12 Avr 2011 - 22:12

Bonsoir
Quand on regarde wiki :
D'un point de vue chimique, le plutonium métallique est un métal très réactif, qui se couvre, en présence de traces d'humidité, d'une couche de dioxyde de plutonium PuO2 et d'hydrure de plutonium PuH2-2,7 non stœchiométrique. L'oxygène a un effet passivant qui retarde l'effet de l'humidité. Un excès de vapeur d'eau ne produit qu'une couche de PuO2 d'aspect poudreux qui rend le métal pyrophorique, d'où la nécessité de le manipuler sous atmosphère inerte d'azote ou d'argon.
Mais là dans le cas des réacteurs il n'est pas sous forme métal. Il est déjà sous forme d'oxyde.

Le dioxyde de plutonium PuO2 est 40 % plus volumineux que le métal, ce qui peut provoquer l'éclatement des conteneurs de plutonium en cas d'oxydation imprévue.
Donc éventuellement un changement d'oxydation serait possible
J'ai trouvé des risques de criticité aussi dans plusieurs articles, livres.
Même Greenpeace ne parle pas d'incendie en cas de relachement d'oxyde de plutonium;
Je cite : Conséquences
Les résultats de l’analyse montrent que les conséquences radiologiques d’un rejet correspondant aux quantités potentiellement relâchées lors du transport routier de dioxyde de plutonium, suite à une attaque terroriste ou un accident, sont essentiellement des conséquences à long terme. Elles se traduisent par une augmentation de la fréquence des cancers, en particulier des cancers du poumon, des os et du foie.


J'ai vu sur un site web ce genre d'affirmation mais je crains que ce soit un peu fantaisiste.
KLOUG
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Mar 12 Avr 2011 - 22:17

Ok, merci, c'est sympa pour vos réponses, je recoupe les infos et je reviens vous embêter éventuellement .... Very Happy
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Mar 12 Avr 2011 - 23:13

Le Strontium90 est radionucléide particulièrement surveillé à la suite d'un accident car il possède la particularité de se "fixer" dans le lait et de se transmettre ainsi des végétaux aux mammifères puis vers l'homme qui en consomme de grandes quantités (70l/an/habitant en France, sans compter les produits dérivés) voire beaucoup plus chez les sujets les plus jeunes.

Sa durée de demi-vie ainsi que les quantités produites à la suite du phénomène de fission dans les centrales sont pratiquement équivalente à celles du Césium137, il est en revanche moins dispersé lors d'un accident - car moins "mobile" que le Cs137. Lors de l'accident de Tchernobyl, cet élément s'est principalement concentré en Ukraine et en Biélorussie proche.

Une excellente étude sur le sujet (en Français et sans trop de galimatias double et triple) :
http://ispb.univ-lyon1.fr/liens/lyon-pharma/lyon2-01/PDF/radioecologie.pdf
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Mer 13 Avr 2011 - 23:09

Bonsoir

Un petit bilan sur les prélèvements d'eau de mer en différents points avec les activités volumiques :





Vous pouvez les retrouvez sur le site de Jaif :
http://www.jaif.or.jp/english/news_images/pdf/ENGNEWS01_1302661264P.pdf

KLOUG
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Jeu 14 Avr 2011 - 9:06

Bonjour

TEPCO a analysé 400 cm3 d’eau de la piscine de combustible usés du réacteur n°4. les activités principales détectées sont :
iode-131 220 Bq/cm3
césium-134 88Bq/cm3
césium-137 93 Bq/cm3
La présence de ces produits de fission atteste de la rupture des combustibles.
TEPCO signale qu’en plus du dénoyage le combustible qui a dégradé notablement le combustible, celui-ci a été endommagé par la chute des poutrelles métalliques après l’explosion.

Au niveau du bilan dosimétrique des intervenants, 22 travailleurs ont été exposés au delà des 100 millisieverts et l’équivalent de dose maximal enregistré est actuellement de 198.24 millisieverts.

KLOUG
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Sam 30 Avr 2011 - 10:29

Bonjour à tous,

Kloug et les autres, c'est une demande non urgente (si vous êtes comme moi vous n'avez fichtrement pas que ça à faire), mais si quelqu'un pouvait à un moment faire un petit point sur l'état de la question des effets sanitaires, ça serait sympa.

En ce domaine je vois 3 axes, mais c'est vous les pro:

-Question 1, en prolégomène: à ma connaissance la seule base de mesure est la carte de dose régionale avec trace du panache, où une zone est marquée à "plus de 20 mSV/an". Cette carte est-elle correcte, compte tenu de ce que l'on sait par ailleurs: volume des rejets si on le sait, rejets actuels puisqu'il y en a encore, présence possible de points chauds un peu partout, mesures Greenpeace (je remets le lien: http://www.greenpeace.org/international/en/news/Blogs/makingwaves/call-for-further-evacuation-around-fukushima/blog/34178), etc.? S'il ne s'agissait pas du Japon et de Tepco, la question ne se poserait même pas, mais vu le contexte, je la pose quand même...

- Question 2, la question essentielle: une fois évaluée correctement la dose annuelle, a-t-on une idée de la fourchette d'exposition réelle (20 mSv c'est forcément une moyenne?) et des effets stochastiques? Au passage, Krolik va être content; vu comme Tepco et le gouvernement s'y prennent, on va pouvoir vérifier si le passage brutal de toute une population à des doses annuelles du même ordre de grandeur qu'à Ramsar est dangereux ou pas...

- question 3 et subsidiaire, pour ma tranquillité personnelle: on est bien d'accord que les indications disponibles prouvent que la contamination (la contamination, PAS le rayonnement ambiant!) sur Tokyo est pour l'instant infinitésimale? (je sais pas où on en est, j'ai pas vu de chiffres récents là-dessus).

Merci d'avance!

P
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Sam 30 Avr 2011 - 13:41

Bonjour
On peut déjà donner quelques éléments de réponse.

J'ai quand même mis dans la rubrique "les informations " deux cartes donnant la répartition des zones avec des valeurs en débit de dose et doses cumulées.
C'est la réponse 1.

Pour la deux ça risque de prendre beaucoup plus de temps et même on va compter sur un minimum de 5 ans avoir d'éventuels potentiels cancers thyroïdiens (je suis très prudent et je mets le conditionnel). C'est le temps de latence minimum pour cette pathologie.
Pour les autres effets il faudra sûrement attendre encore un peu plus.

Pour la 3 la contamination surfacique à Tokyo était très faible. Il faut que je retrouve les valeurs dans tout mon fourbi.

A bientôt
KLOUG
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Sam 30 Avr 2011 - 15:42

@ Kloug,

voui, merci; j'avais bien vu les cartes, la question 1 c'était plutôt (allez je le mets en clair): peux-t-on faire confiance aux chiffres du Mext, et en particulier sont-ils cohérents à la louche avec les autres indications dont on dispose, ou arrangent-ils la réalité et si oui de combien (par exemple, pourquoi 8h par jour? Et prennent-ils en compte d'éventuels rejets supplémentaires?)? Encore une fois, s'il n'y avait pas le précédent des 6 dernières semaines je ne soulèverais pas forcément la question, ou du moins pas ici, mais là...

Pour les effets sanitaires OK, c'est plus ou moins ce que je pensais. Comme je parierais cher que le gouvernement japonais ne mettra pas plus en place un suivi sérieux des populations touchées que l'URSS ne l'avait fait pour les liquidateurs, on n'a pas fini d'avoir un débat genre tabac ou amiante dans les années 60. Dommage, en un sens: au moins Fukushima aurait pu servir à ça, vérifier l'effet des bases doses sur la population...

Pour la 3 ne vous en faites pas, c'est pas trop nécessaire de chercher, du moins tant que les courbes isodoses décroissent comme elles le font à distance de la centrale sur la carte Mext. Même s'ils galèjent, c'est en sous-évaluant, pas en mentant carrément (j'espère...). Faut espérer que ça ne s'aggravera pas (j'ai pas trop aimé les doses observées dans le bâtiment 1, plus de 1 Sv/h ça ressemble pas à une situation sous contrôle...).

Merci!

P
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Sam 30 Avr 2011 - 22:27

bonjour, j'ai oublié quelles étaient les doses annuelles auxquelles seraient exposées personnes restant prés de la centrale. :-(
voici un morceau d'article.
ceci ne me semble pas trés normal.

http://mdn.mainichi.jp/mdnnews/news/20110430p2a00m0na005000c.html

Un conseiller nucléaire du Cabinet a démissionné en signe de protestation contre les mesures palliatives gouvernementales qui traitent de la crise nucléaire dans la préfecture de Fukushima.

Toshiso Kosako, 61 ans, professeur à l'Université de Tokyo, spécialisé dans la sûreté radiologique, a présenté une lettre de démission au bureau du premier ministre le 29 avril.

Au cours d'une conférence de presse tenue au bâtiment de l'Alimentation tard dans la journée, Kosako, qui a été nommé conseiller spécial auprès du Premier ministre Naoto Kan le 16 Mars, a critiqué la gestion gouvernementale de la crise à la Fukushima n ° 1 centrale nucléaire comme étant myope.

En particulier, Kosako protesté contre la décision du gouvernement de réviser le niveau maximal admissible d'exposition aux radiations chez les enfants jusqu'à 20 millisieverts par an, en disant: "Dois-je approuver cette décision, je ne serais plus un chercheur. Je ne voudrais pas que mes enfants soient exposés à cette quantité de rayonnement. "
plus loin

Il a également souligné que le gouvernement a tardé dans l'application du système de prévision des urgences environnementales et les renseignements sur les doses (SPEEDI) ( approximation de " the System for Prediction of Environmental Emergency Dose Information (SPEEDI) ") et la divulgation de ses données, même si les consignes de sécurité nucléaire stipulent que le système soit mis en œuvre immédiatement en cas d'urgence. "Le gouvernement a ignoré la loi et pris des mesures palliatives, à défaut de mettre la crise rapidement sous contrôle, dit-il.
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Dim 1 Mai 2011 - 18:57

Passer les doses "juniors" à 10 mSv/an (source 47.news.jp du 20/4) et les doses "seniors" à 20 mSv/an c'est considérer que la population peut recevoir autant que les travailleurs du nucléaire sans avoir leur statut ni leur suivi médical ni leur salaire... C'est donc remettre en cause intrinsèquement le statut "spécial" du nucléaire mais peuvent-ils vraiment faire autrement vu la situation inextricable ?

Staline disait déjà en 1935 que les normes sont faites pour être dépassées suite au très bel "exemple" de Stakhanov.

Plus rien n'est étonnant en ce bas-monde et s'il fallait s'indigner pour tout, on en serait réduit à s'indigner pour rien !
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Lun 2 Mai 2011 - 22:26

Je me suis probablement trompée d'adjectif : j'aurais du écrire : avez vous deja vu cela ?
je n'avais pas envisagé que l'on puisse augmenter la dose pour la population locale...
Est ce une sorte de mesure " admisnistrative" ?
situation inextricable effectivement, sur bien des plans...
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Mar 3 Mai 2011 - 8:01

Bonjour
Pierre a écrit:
question 3 et subsidiaire, pour ma tranquillité personnelle: on est bien d'accord que les indications disponibles prouvent que la contamination (la contamination, PAS le rayonnement ambiant!) sur Tokyo est pour l'instant infinitésimale? (je sais pas où on en est, j'ai pas vu de chiffres récents là-dessus). Merci d'avance!
Trouvé sur le dernier bulletin de l'IRSN pour les résidents français :
Le graphe du texte montre l’évolution du débit de dose ambiant mesuré par la balise Téléray à l’ambassade de France à Tokyo depuis le 18 mars. Après le 23 mars, aucune présence significative de radionucléides artificiels n’a été décelée dans l’air à Tokyo. En conséquence, seul le rayonnement émis par le dépôt radioactif contribue au débit de dose mesuré par la balise Téléray.
Ce débit de dose a diminué régulièrement du fait de la décroissance radioactive des radionucléides à vie courte présent dans le dépôt. On note actuellement que la valeur du débit de dose (environ 80 nSv/h) est comparable à celle couramment mesurée dans de nombreuses régions françaises du simple fait de la radioactivité naturelle.

Dépôts radioactifs
L’IRSN ne dispose pas de suffisamment d’informations pour apprécier précisément l’importance et la localisation des dépôts radioactifs.
Les informations fournies par les autorités japonaises ont permis à l’IRSN de reconstituer des dépôts de radioactivité dans différentes préfectures. Ces cumuls réalisés depuis la date du 18 mars (date des premières valeurs disponibles) ont atteint des niveaux élevés en césiums et en iode, par exemple 28300 Bq/m2 de césium 137 et 29700 Bq/m2 d’iode 131 dans la préfecture d’Ibaraki.
Sur la semaine du 19 au 25 avril (dernières données disponibles), des retombées radioactives atmosphériques ont pu être mesurées (voir tableau ci-après) mais elles sont négligeables au regard des dépôts déjà accumulés au sol.
Préfecture de Fukushima I131 ( 40 Bq/m²) Cs137 (140 Bq/m²)
Préfecture de Ibaraki I131 ( 120 Bq/m²) Cs137 (190 Bq/m²)

Cumul des dépôts observés sur la période du 19 au 25 avril
Par rapport à ces valeurs calculées, des niveaux encore plus importants de dépôts sont observés dans certaines zones plus proches du site accidenté en particulier dans la préfecture de Fukushima.
Des valeurs maximales de dépôts cumulés au 31 mars de 3 250 000 Bq/m² d’iode 131 et de 2 200 000 Bq/m² de césium 137 ont ainsi été mesurées sur la commune de Iitate par une équipe des Universités de Kyoto et d’Hiroshima.

KLOUG
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Mar 3 Mai 2011 - 10:18

Merci chef! Je suppose que le risque principal, même s'il est faible, c'est la présence d'un point chaud mal placé (genre, au pied de votre plante verte favorite arrosée par votre gouttière, à côté de laquelle vous passez des heures à surfer sur RPC au lieu de bosser), pas totalement inimaginable dans Tokyo, si? Mais quand même c'est surtout les préfectures au nord qui ont du souci à se faire. Vraiment, j'espère au moins qu'une bonne étude épidémiologique sortira de tout ça... Mais rien n'est moins sûr, malheureusement!
P

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MessageSujet: Relevés dose ambiante à Tokyo   Mar 3 Mai 2011 - 12:15

Bonjour à tous et à chacun,

En ce qui concerne les relevés de débit de dose ambiante à Tokyo, les seuls "spikes" observés datent du 15 mars pour une valeur maximale d'environ 0,5 µSv/h et un bruit de fond estimé à 0,04 µSv/h (40 nSv/h) :



Le tracé redescend ensuite progressivement pour retomber à ce jour à des valeurs un peu supérieures au BdF normal (17Cpm ce matin contre 15 en référence avant l'accident), relevé indépendant en temps réel sur http://park30.wakwak.com/~weather/geiger_index.html .

Le relevé du 15/3 selon une autre source source non-officielle (Échelle logarithmique) :





A noter que le temps sur la capitale Nippone a été assez clément depuis l'accident : Précipitations faibles et un vent généralement favorable ou nul. Ce matin (heure de Paris) le temps sur Tokyo semble passer à la pluie, nous verrons peut-être le graphique évoluer un peu.




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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Mar 3 Mai 2011 - 12:40

Pierre a écrit:
Merci chef! Je suppose que le risque principal, même s'il est faible, c'est la présence d'un point chaud mal placé (genre, au pied de votre plante verte favorite arrosée par votre gouttière, à côté de laquelle vous passez des heures à surfer sur RPC au lieu de bosser), pas totalement inimaginable dans Tokyo, si?
A mon humble avis, plus encore que rester à côté, c'est incorporer cette eau contaminée (par exemple via une contamination de la main) qui risque de conduire à une exposition importante.
De plus cette exposition est difficilement quantifiable.
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Mer 4 Mai 2011 - 13:40

Bonjour

Un des rares informations qui est en fait une compilation de résultats des activité en mer datant du 29 avril.

Des valeurs qui sont significatives dans la zone des 30 km au large.

KLOUG
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Mer 4 Mai 2011 - 14:27

Bonjour
Et avec un complément :

Après avoir analysé des échantillons prélevés dans la mer à une quinzaine de km, les spécialistes ont constaté une activité de 1.400 becquerels de césium 137 par kilogramme (ou litre), soit un seuil 600 fois supérieur au niveau maximum de 2,3 becquerels recensé jusqu'à maintenant au large des côtes nord-est du Japon.

Déjà vendredi, les échantillons d'eau avait révélé un taux de 1.300 becquerels de césium 134 et 190 becquerels d'iode 131. Toujours selon TEPCO, d'autres prélèvements situés à une vingtaine de kilomètres ont montré des niveaux tout aussi élevés. Cependant, ce dernier n'a pas fait de commentaires quant à la dangerosité de ce constat et a seulement indiqué qu'il "allait effectuer d'autres prélèvements et continuer à surveiller..."

Selon une évaluation réalisée par TEPCO le 25 avril et transmise aux autorités japonaises de sûreté nucléaire, il y aurait un peu moins de 70 000 tonnes d'eau stagnante radioactive à haute dose dans le sous-sol des bâtiments des réacteurs 1, 2 et 3.

Mardi, Greenpeace a débuté une campagne de mesures sur la qualité de l'eau au large de Fukushima. Ces premiers tests, menés au sud de la centrale, visent à mesurer le niveau de contamination de la faune et la flore marine et l'impact possible sur la chaîne alimentaire.

KLOUG
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Mer 4 Mai 2011 - 22:28

Bonsoir,

@trifouillax: oui, c'est bien trop calme, même...
Bon, désolé, la fin du semestre approche et je croule sous les urgences habituelles (si une urgence est habituelle, peut-on encore parler d'urgence?), d'où mon silence momentané. Mais je n'oublie pas mes promesses de point sur le coût économique de l'accident. Et merci pour les quelques infos fragmentaires. Faut vraiment être japonais pour pas perdre son calme dans une situation pareille!

P
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MessageSujet: yakiniku   Dim 8 Mai 2011 - 1:43

bonjour,

L e cheptel bovin ce situant dans la zone des 20 a 30 kilomètres(point chaud externe au 30 kls inclus),est actuellement a la vente !!!
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Dim 8 Mai 2011 - 8:13

Bonjour
Deun nouvelles cartes en japonais montrant les débits de dose en µSv/h dans l'environnement et la contamination en césium (134 et 137) en Bq/m2.


Vous avez les zones en couleur qui vous indiquent en gros les valeurs.
KLOUG
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Mer 11 Mai 2011 - 4:40


Rainbow Warrior to begin analysis on radioactive samples


After a week of sailing and conducting radiation sampling along the Fukushima coast, the Rainbow Warrior is now at anchor in Yokohama and our team is preparing to start detailed analysis on what we collected.

As the government blocked us from researching within Japan’s 12 mile territorial waters – where the largest part of our planned research was to take place – there was only a limited amount of radiation sampling we could do, but this did not make us any less busy.

Sailing in the Fukushima area requires extra planning and caution. We had to constantly check the wind direction and strength from the Fukushima Daiichi Nuclear Power Plant, and avoid going down-wind in case radioactive substances blew towards us.

On one particularly calm day we were 50km off the coast of the Fukushima, and after a few rounds of water sampling from the ship we sailed up north, towards the offshore area that saw the March 11th earthquake and tsunami devastation. We launched our inflatable boat and I worked as a sampling assistant wearing the full-body chemical suit, mask, goggles and hood we all wear to protect us from coming into contact with any potentially-contaminated seawater.

We had a few planned places to do water sampling, and during the transit from one to the next way point, we looked for floating seaweed. I was concentrating on doing my job properly - passing the right equipment, holding the sample containers outside the boat and washing equipment using bottled clean water every time we did sampling.

We had to be extra careful when we dealt with seaweed because it accumulates iodine, so its possible radiation levels are much higher than seawater. After I became more comfortable with this role I had a chance to look around and I realised that the ocean was very quiet. I could see the Rainbow Warrior and Coast Guard patrol boat (which had been following us since we began our research) on the horizon but otherwise there weren't any fishing or other boats around.

We were close to a coastal fishing town, that must have been a busy fishing area before, but at this time it was only a familiar-looking bleak Japanese sea and our small boat in the middle.

All of a sudden we ran into a stream of debris floating in the water: blankets, rugs and parts of houses. Jacob, one of the radiation experts, picked up a beautifully patterned Japanese blanket and checked it for contamination. While he was pointing the gamma spectrometer at it, I couldn’t take my eyes off that blanket. How could it be that it has ended up here in the middle of the ocean? What horrible things have happened to the owner of this blanket? It was shocking to see people’s belongings floating in the middle of quiet ocean, and it brought home the reality of the March 11 earthquake and tsunami.

On our way back to the Rainbow Warrior, we encountered a school of seals. Mothers and calves were jumping and ducking continuously. They were so cute and it was so beautiful to watch, that we stopped and relaxed for a moment.

Back on the ship, we knew that we had some highly contaminated seaweed samples, but the full analysis would have to wait until we were back ashore in Tokyo.

While we have been restricted to doing research only outside of Japanese territorial waters, TEPCO has started monitoring and publishing data from sampling they have finally been conducting in the sea 3km from shore. This sampling is showing worryingly high levels of radiation, but it is good that TEPCO is finally doing it.

However, this is no substitute for independent research. Studies by Greenpeace and other independent third parties are desperately needed in Japan. Not only is the information needed to improve decision making and clean up operations, but it is crucial that the public has clear information from a range of sources so they can make informed decisions to protect themselves, their families and their communities.

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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Jeu 12 Mai 2011 - 4:37

Bonjour,

A Kyoto(maizuru)549 km (sud )de Fukushima,

Io131 0,29bq/kg ,CS137 3.0bq/kg(presque rien) dans des champignons,cela ne s'etait pas vu depuis 1986...

- Shizuoka (Omaezaki) 405km(sud) de fukushima,

Cs134 41.3bq/kq
Cs137 41.6bq/kg
Io131 1.51bq/kg
Dans du the vert.

-Kanagawa(Ashigara)291 km (sud)de fukushima,

550/570 bq/kg dans du the vert ,Cs ? Io? pas d'informations concernant les isotopes ,la mise sur le marche a eu lieu,alors que la reglementation fixe une limitation a 500bq/kg .
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