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 Impact sanitaire

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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Mar 14 Fév 2012 - 12:18

Bonjour,

http://www.japantimes.co.jp/text/eo20120214a1.html

En Biélorussie, c'était la dictature; au Japon, c'est la bureaucratie. Les résultats sont pour l'instant les mêmes...

PG
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jsp
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Sam 25 Fév 2012 - 21:49

http://mdn.mainichi.jp/mdnnews/news/20120225p2g00m0dm014000c.html

Overwork death recognized for worker at Fukushima plant
The death last May of a man who had engaged in work at the Fukushima Daiichi nuclear power plant after the nuclear crisis erupted there in March was recognized Friday as caused by overwork, according to a lawyer representing the man's bereaved family.
A local labor standards inspection office in Yokohama, acting on a workers' compensation claim by the family of Nobukatsu Osumi, who died of a heart attack at age 60, determined that his cardiac infarction was caused by excessive physical and mental burdens arising from working overnight wearing protective gear and mask, lawyer Akio Ohashi said.
It is the first time the death of a worker involving the crisis, triggered by the March 11 earthquake and tsunami, was recognized as caused by overwork, according to the Health, Labor and Welfare Ministry.

décès par défaillance cardiaque en mai 2011, reconnue comme provoquée par le surmenage physique et mental dans le travail
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jsp
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Sam 25 Fév 2012 - 22:01

http://mdn.mainichi.jp/mdnnews/news/20120225p2a00m0na008000c.html
When the Great East Japan Earthquake hit, he evacuated from his home, which was around one kilometer from the port, to an elementary school around 400 meters away, together with seven other family members.
The first floor of the school was flooded by the tsunami, and for two days Fumiyuki was without food. Wrapped in a curtain from a classroom, he lay shivering on newspapers and cardboard. From the third day supplies finally began to arrive, but a severe cough he had developed would not go away. In April Fumiyuki was taken to a hospital and diagnosed with pneumonia.
However, the hospital was overflowing with more severe patients. Fumiyuki was urged to leave after a one-week stay, told that if he used an artificial respirator he would be alright. On April 28, Fumiyuki left an evacuation shelter he was staying at and entered a rented home. His legs had weakened, so Nobuko went to the city office to rent a wheelchair, but she was turned down. Instead, a private support organization for the disabled learned of the Kimuras' plight and gave them clothes, bedding and a wheelchair.
In May he applied for care assistance, but a reply of whether he had been accepted, which normally would come within a month, did not arrive. Meanwhile, his cancer spread to his entire body, and on July 1, while heading to the bathroom, he collapsed and was unable to stand back up. He shouted for help and was transported to a hospital.
On July 8, Fumiyuki passed away. Three days later, on July 11, Nobuko received a telephone call from the city. "Your husband has been approved for care," said the person on the other end. Nobuko struggled to speak as she responded, "He's already dead."

As of Feb. 22, there were 2,763 deaths related to the March 11 disasters confirmed in Ishinomaki. Applications for care services spiked after the disaster, but as the association that performed the screenings had its building flooded, application procedures came to a halt. Screenings began again in June, but processing of the piled up applications did not proceed smoothly, which led to the delay.

un sexagénaire atteint de cancer, transbahuté après le tsunami,(on avait pu le couvrir avec un rideau, il a manqué de nourriture pendant 2 jours) puis aidé par une organisation privée, avait demandé une aide pour les soins (care assistance), mais la pagaille des services officiels (bureaux inondés etc) a retardé la réponse de 2 mois... le patient est décédé entre-temps.
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Lun 27 Fév 2012 - 9:22

Bonjour

Un article de Japon today relayer par une dépêche AFP.

Certaines zones autour de Fukushima seront "définitivement" interdites d'après le gouvernement Japonais
http://www.japantoday.com/category/national/view/areas-near-nuclear-plant-may-be-unlivable-forever-govt-says
et Depeche 2012 AFP

Le gouvernement Japonais vendredi a déclaré le 24 février que quelques zones entourant la centrale nucléaire Fukushima qui a été détruite l'année dernière par un tsunami, resteront de manière permanente. Les mesures prises entre novembre et janvier confirment les résultats précédents qui montrent un niveau moyen dans certaines zones de radioactivité de 470 millisierverts par an.
Dans des conditions normales, le niveau de dose est inférieur à 1 mSv par an.
Les mesures les plus élevées ont été prises dans la ville de Futaba, au nord-ouest de l'usine détruite le 11 mars. La contamination ne s'est pas cependant étendue de manière homogène sur toute la ville.
Le gouvernement a interdit l'accès à une zone de 20 kilomètres, mais cette dernière pourrait être redéfinie en fonction des niveaux de contamination radioactive. On s'attend dans les prochaines semaines à un rapport final rédigé par le ministère de l'Environnement.
Ce dernier devrait déclarer interdit à l'habitation humaine n'importe quelle zone où la contamination délivre des doses de plus de 50 millisieverts par an.

KLOUG
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Ven 16 Mar 2012 - 23:03

Bonsoir,

pas de participation de ma part ces derniers temps, pour la bonne raison qu'il n'y a rien à dire; une chape de plomb impressionnante a recouvert jusqu'au 1er anniversaire du tsunami, finalement très peu et très discrètement commémoré -et je suis peut-être parano, mais je suis persuadé que c'est dû à Fukushima.

A signaler néanmoins un effort concerté de négation de tout risque sur la santé humaine, mené depuis une quinzaine de jours par deux individus que je recommande particulièrement à votre vigilance;
- John Boice, professeur de Médecine nucléaire à l'Université Vanderbilt,et l'un des "experts", disons, un peu imprudents dans leur gestion d'éventuels conflits d'intérêt, cités dans “Secret Ties to Industry and Conflicting Interests in Cancer Research,” by Hardell L, et al., Am J Ind Med 2007;50:227-233
- Robert Gale, professeur invité à Imperial College London, qui a passé l'essentiel de sa carrière dans la recherche privée bio-médicale, et dont le sérieux est illustré par l'incident relaté en p4 du lien suivant:
http://www.scribd.com/doc/16289475/The-Ukrainian-Weekly-199125
Sous le titre: jersey City Councilman conducts workshop in Kiev

La tranquille certitude avec laquelle ces deux experts-sic affirment que les risques sont nuls, en l'absence des informations de base sur l'exposition des populations et alors que l'accident s'est produit il y a tout juste un an, suffit à les disqualifier à mes yeux; il me semble que des scientifiques sérieux commenceraient par dire qu'à ce stade personne ne sait vraiment ce qui va se passer.

Mais ils se répandent absolument partout, en mission commandée (Googlez health impact Fukushima pour les 8 derniers jours, et l'intégralité de la 1e page est occupée par leurs déclarations), donc je préviens: vous pouvez sauter sans remord tout article qui s'appuie sur lesdites déclarations, et Dieu sait qu'il y en a!

Bon, je continue la veille -mais ne vois rien venir d'intéressant pour l'instant...

PG
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Sam 17 Mar 2012 - 1:18

Bonsoir,
petit nouveau sur ce site et je vais tous de suite commencer par une question qui m'est apparue évidente lors de la lecture de ce lien présent sur votre site http://www.rpcirkus.org/actualites/actualites-nucleaire/1015-fukushima--un-an-apres
avec ce paragraphe qui me parait surréaliste :

"Abordons un sujet tabou dans les médias ! Pour l’instant, ces accidents n’ont provoqué aucun décès dû à l’irradiation ou la contamination radioactive. Seize techniciens ont toutefois reçu des doses qui sont susceptibles de déclencher un cancer dans les décennies qui viennent Quant aux populations concernées, les doses maximales reçues sont trop faibles, fort heureusement, pour qu’il y ait une conséquence quelconque sur le plan de la santé. Il n’y a aucune raison sanitaire pour empêcher les populations japonaises de réintégrer leurs territoires dès lors que l’excès de dose d’irradiation constaté (25 mSv/an au maximum) est inférieur d’un facteur 10 aux doses naturelles mesurées dans certaines régions du globe où vivent sans problème des populations depuis des siècles (certaines zones au Brésil ou en Inde atteignent 260 mSv/an)."

Donc cela voudrait dire que les populations de Fukushima et voir même du Japon n'ont rien à craindre concernant cette catastrophe nucléaire ?
Merci pour vos éclaircissements et très bonne soirée.
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Sam 17 Mar 2012 - 15:43

Bon, je me lance pour essayer de répondre : pas pro de la radioprotection mais j’ai beaucoup lu ces derniers mois, on va voir si j’ai bien retenu. Corrections bienvenues…

Deux problèmes différents

a) la santé des employés Tepco à proximité de la centrale. Mal évaluée quantitativement, et pas du tout évaluée pour plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d’intervenants « perdus ». Tepco est une compagnie particulièrement critiquable sur le plan de la protection des sous-traitants, en partie gérés par la mafia japonaise, et exploités à un point rare dans les pays développés.

La première partie de l’affirmation (« aucun décès dû à l’irradiation ou à la contamination ») est donc déjà IMHO très imprudente. Plusieurs employés sont bel et bien morts dans les mois qui viennent de s’écouler, mais on peut compter sur Tepco pour tout faire pour qu’aucun lien n’apparaisse avec leur activité professionnelle, si le lien existait. Dans la mesure où Tepco est un Etat dans l’Etat complètement hors de contrôle, et où l’Etat japonais, ou ce qu’il en reste, s’est montré incapable de reprendre la main, tout ce qu’on peut dire c’est que s’il y a des morts directs, on le saura peu, ou pas du tout, mais il est fort possible qu’il y en ait déjà eu –je suis agnostique là-dessus.

A noter aussi que le directeur de la centrale au moment de l’accident est hospitalisé, sans que l’on ait dit pourquoi ; et aucune information n’a filtré sur le devenir médical des « 50 de Fukushima », ces quelques dizaines d’employés qui sont restés sur site au moment des explosions.

b) l’exposition des populations locales. Là, c’est une toute autre histoire. D’abord, l’exposition n’est pas la même : plus basse ponctuellement, plus durable, et combinant risques externes (exposition externe à la radioactivité ambiante) et internes (contamination par ingestion ou inhalation de particules). Des environnements avec des bruits de fond de radioactivité naturelle de plusieurs dizaines de mSv par an existent, c’est vrai ; mais cela correspond au maximum absolu à 30µSv d’exposition externe/h, et il est très rare d’atteindre ce chiffre, qui est la limite supérieure d’exposition naturelle connue dans le monde. Aux alentours de Fukushima, plusieurs centaines de milliers de personnes sont exposées à un niveau relativement élevé de radioactivité ambiante (> 1µSv/h, donc 8 à 10 mSv/an), PLUS des « hot spots » qui peuvent localement atteindre plusieurs dizaines voire plusieurs centaines de µSv/heure, PLUS un certain degré de contamination interne par ingestion ou inhalation de particules radioactives (césium en particulier, mais pas seulement).

Il y a depuis des années une bagarre violente autour des risques induits par des expositions durables à ces doses dites « basses ». Il s’agit d’effets stochastiques : la même dose peut provoquer un cancer chez quelqu’un, et rien du tout chez quelqu’un d’autre, et l’absence de déterminisme fait que seule l’observation statistique peut révéler un effet prouvable. Ce qui pose un gros problème, dans la mesure où cette observation est coûteuse, difficile, et ouverte aux pressions. Les suites de Chernobyl n’ont jamais pu être correctement analysées (et je dis ça sans du tout prendre position sur ce que ces suites étaient réellement) : la Biélorussie en particulier, une dictature post-para-communiste d’une rare brutalité, a interdit délibérément toute mesure médicale du problème pendant des années. Un seul type particulier de cancer spécifique de la thyroïde chez l'enfant a été diagnostiqué avec certitude comme suite de Chernobyl, entre autres parce qu'il était soignable.. et soigné avec une aide occidentale.

Enfin, ajoutant au bruit de fond, et là je ne parle pas de radioactivité, tout un tas de scientifiques-sic affirment avec une certitude totale des tas de choses sans avoir la moindre base sur laquelle s’appuyer. Il y a les antinucléaires qui soutiennent qu’un noyau suffit pour provoquer un cancer, ce qui me semble factuellement exagéré. Mais statistiquement, pour d'évidentes raisons de moyens, les « scientifiques » pro-nucléaires à tout crin sont plus nombreux, en tout cas sur internet. Tous ne sont pas malhonnêtes, mais tous ceux que j’ai lus sont persuadés mordicus d’avoir raison en dépit de l’absence de données précises sur ce dont ils parlent.

Hors Chernobyl, mal utilisable pour les raisons évoquées plus haut, le seul autre cas d’exposition massive d’une population était Hiroshima/Nagasaki ; mais là encore le contexte (immédiat après-guerre, pays en ruine, et autorités pas franchement débordantes de sympathie à l’égard de victimes que tout le monde voulait plus ou moins cacher sous le tapis) ont rendu très compliquées les études sur la question -et en plus il s'agissait surtout d'exposition ponctuelle, pas de pollution durable. Ce sont de ces études que vient la limite généralement admise de 100 mSv d’exposition ponctuelle comme maximum au-delà duquel il y a à coup sûr des effets néfastes sur la santé. Quand à la radioactivité ambiante, je ne sais pas d’où sort le 25mSv/an évoqué : jusqu’à présent les normes dont j'ai entendu parler étaient plutôt de 1 à 5 mSv/an en plus de la radioactivité naturelle, grand max.

Fukushima pourrait représenter un test grandeur nature très concluant (quoique déontologiquement et moralement scandaleux, je me hâte de le préciser!) sur l’exposition de long terme –sauf que des signes de sabotages sont bel et bien apparus, ce qui je dois dire me laisse baba dans un pays industrialisé et démocratique, au moins en principe. Déjà que les cobayes de l’affaire le sont à leur corps défendant... Le principal responsable sanitaire de la région est un dénommé Shunichi Yamashita, auteur de déclarations sur l’innocuité totale de l’irradiation quasiment en toutes circonstances qui auraient dû le disqualifier absolument pour ce genre de poste ; les autorités locales ne sont absolument pas soutenues par le gouvernement japonais, qui a tout l’air de vouloir ne rien soigner du tout ; et l’absence de mesure globale précise et systématique de l’exposition des populations depuis le début est également surprenante (les gens qui citent des chiffres en disant 8000 personnes exposées à tant, dont 10 à tant, reprennent des mesures ponctuelles et partielles faites au début de l’évacuation qui n’ont strictement rien à voir avec des mesures complètes et systématiques de l’exposition ; pour le dire brutalement, ils mentent).

Et la mesure d’une exposition n’a rien de simple de toute façon ; là je suis d’une incompétence totale, mais ce que j’en ai lu de nos amis Klowns, Kloug, Baldaquin, Klax et al., démontre que ça demande un doigté certain et du matos lourd.

De toute façon toutes les courbes dérivées de Chernobyl comme des bombes japonaises impliquent une montée des cancers et autres, si et quand il y en a une, qui devient nette au moins 2 ou 3 ans après l’exposition, et même plutôt 5 ans si je me souviens bien. D’où ma position : toute personne qui affirme sa certitude qu’il n’y aura pas d’effets de Fukushima sur la santé des populations locales à la date d’aujourd’hui, en l’absence d’une cartographie précise de l’exposition de la population et d’un suivi médical sérieux, soit est d’une ignorance crasse, soit est malhonnête. Sans être médecin moi-même (mais j’ai une teinture de statisticien) je suis certain que la réponse correcte est : on ne sait pas s’il y aura des effets ou non, et on ne le saura pas avant un certain temps, au mieux quelques années, et ce sera de toute façon compliqué à calculer. Compte tenu de l’ampleur de la contamination, si impact sur la santé il y a il sera quand même sans doute visible quels que soient les efforts pour le dissimuler ; ce qui signifie que si d’ici 5 à 10 ans les taux de mortalité cancéreuse japonais n'ont pas augmenté de manière significative, il faudra revoir à la baisse les dangers de l’exposition aux radiations.

Tout ça est abondamment documenté sur les liens du forum ; c’est malheureusement souvent en anglais. Quelques propositions de liens ci-après :

Sur les employés Tepco, la gestion Tepco et les doses auxquelles les employés font face, qui sont tout sauf basses :
http://www.theatlanticwire.com/global/2011/12/yakuza-and-nuclear-mafia-nationalization-looms-tepco/46803/
http://www.japantimes.co.jp/text/nn20120123a5.html
http://ex-skf.blogspot.com/2012/02/tepco-decontaminates-parking-lot-of.html
http://mdn.mainichi.jp/mdnnews/news/20120206p2a00m0na013000c.html

Sur l’exposition des populations
http://www.rpcirkus.org/documentation/environnement-public/754-radiation-risk-after-fukushima
http://ex-skf.blogspot.com/2012/02/over-1-million-bqkg-of-radioactive_15.html
http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0027761
Commenté p. 37 du présent fil ; la seule étude médicale que je connaisse pour l’instant sur l’exposition des populations.

Sur le contrôle sanitaire des populations, ou l’absence thereof :
http://www.yomiuri.co.jp/dy/national/T111229004020.htm
http://www.yomiuri.co.jp/dy/national/T120128003369.htm
http://www.japantimes.co.jp/text/eo20120214a1.html

http://ex-skf.blogspot.com/2012/01/1117-children-over-30-of-3739-tested.html
(seule étude réelle pour l’instant, bien trop tôt bien sûr ; résultats à suivre... dans 5 ans!)

Sans oublier les synthèses du RPC
http://www.rpcirkus.org/component/docman/doc_download/392-point-accident-fuku-janvier-2012
http://www.rpcirkus.org/component/docman/doc_download/350-synthese-fukushima-juillet-2011

Et également le rapport de la commission d’enquête parlementaire, la première à appeler un chat un chat !
http://rebuildjpn.org/en

Bonne lecture !

PG
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Sam 17 Mar 2012 - 16:10

Supplément, pour les morts possibles chez les employés de Fukushima:

http://fukushima.over-blog.fr/article-les-premiers-morts-dus-a-la-catastrophe-de-fukushima-72115727.html

Evidemment, il n'y a pas de preuves, pour aucun des cas cités. Mais des preuves, personne n'en cherche chez Tepco ou dans les services médicaux japonais, il ne risque donc pas d'y en avoir...

PG
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Sam 17 Mar 2012 - 18:23

Bonsoir
Trois mots à dire à Pierre : UN GRAND BRAVO
Pour quelqu'un qui était néophyte tu as brossé un tableau très juste de la situation.
Avant de dire que Fukushima n'aura pas d'impact du aux rayonnements ionisants au niveau et des intervenants et de la population, il convient d'être très prudent.
On oublie trop souvent et trop facilement tous les autres impacts que ceux dus aux rayonnements ionisants de manière directe.
On a maintenant quelques données sur les liquidateurs qui se sont suicidés après Tchernobyl.

KLOUG
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jsp
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Sam 17 Mar 2012 - 20:10

bravo tous , pierre , kloug et les autres
je viens de lire un livre sur l'histoire du Japon
http://www.editions-perrin.fr/fiche.php?F_ean13=9782262022464
gros pavé dense, j'ai mis 3 mois à le lire en entier, mais si vous pouvez le dégotter dans une bibliothèque, la lecture des derniers chapitres (mettons de 1900 à nos jours) est éclairante pour la vision des derniers événements study
http://www.boojum-mag.net/f/index.php?sp=liv&livre_id=2176
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Dim 18 Mar 2012 - 13:46

Bonjour à tous,
je profite de la réactivation de ce sujet pour vous poser une question qui me travaille depuis quelques jours.

En ce qui concerne les études d'impact des faible doses, on cite toujours Hiroshima/Nagazaki et Chernobyl. Pourtant, dans les reportages que l'on peut voir, sur les déchets nucléaires, ou sur les essais atomiques, les journalistes sous entendent souvent que des études ont été faites à grande échelle par les soviétiques. Après les essais nucléaires en atmosphère au Kazakhstan (près de 500 bombes explosées, de mémoire), ou après l'accident de Kychtym en Sibérie.

Avez vous déjà entendu parlé de ces zone, de données les concernant? A propos de Kychtym, il y a un peu de littérature scientifique, mais surtout à propos des animaux officiellement (je cite les reportages/articles que j'ai consulté, je n'ai jamais vu ces articles personnellement).

Merci d'avance!
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Dim 18 Mar 2012 - 16:41

Bonjour
Bien sûr que nous connaissons et les essais dans le Kazakhstan et Kyshtym.
Très complexe d'avoir des données sur les éléments militaro industriels de l'URSS.
Sur le cas du dernier site on a pu voir des valeurs assez effarantes en matière de pollution radioactie du site et des alentours.
Mais je crois que mon bon ami Pepejy a creusé le sujet... S'il lit le message il essayera de vous donner des précisions.
KLOUG
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Dim 18 Mar 2012 - 17:25

Merci Kloug. En fait je n'ai jamais douté que vous connaitriez les deux éléments, ma phrase était mal tournée. Le secret a été maintenu après la fin du régime soviétique, dommage.
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PEPEJY
Funambule
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Dim 18 Mar 2012 - 20:11

bonsoir,

Je ne me suis pas trop penché sur les données des essais atmosphériques. En ce qui concerne Kychtym j'ai effectivement quelques billes. Dès le départ, le site de Mayak (ou Kychtym) représentait des risques pour l'environnement. Les information sur ce spot ne date que des années 80.

En terme de présentation, c'est un complexe militaire dont le but était de fabriquer du pu= plutonium à usage militaire.

Entre 1949 et 1946, on estime que le site a rejeté environ 100 PBq dans l'environnement sous forme principalement de Cs et de Sr en "fonctionnement normale" polluant la rivière Techa qui fait partie du bassin versant de l'Ob.

Je fais l'impasse sur les multiples "incidents" sur ce site pour parler de l'accident de 1957 qui provoqua un nuage radioactif qui contamina une zone de 2300 km² (300 km sur 30 à 50 km) appelée Trace Radioactive de l'Oural de l'Est qui incluait une population d'environ 270000 personnes. Le centre de la trace est une zone de 250 km² environ où la contamination des sols varie de 740 à 37000 kBq/m² (principalement par le Sr-90). La zone est toujours interdite.

Peu d'info sur l'impact environnemental, mais par contre un rapport norvégien assez récent.

Il existe maintenant de nombreux articles sur la zone de mayak dans les bases de données spécialisées, mais beaucoup sont en russes!!! tout seul

On noteras qu'au cours des incendies de 2010, on a craint une resuspension de particules radioactives de la zone avec un possible transfert.

voilà ce que je peux vous en dire rapidement.

PPJ
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Lun 19 Mar 2012 - 10:48

C'est déjà bien, merci beaucoup Pepejy.
Le rapport norvégien en pdf, c'est une bonne surprise. J'en lirai des morceaux au fur et à mesure.
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jsp
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Lun 26 Mar 2012 - 21:38

http://mdn.mainichi.jp/mdnnews/news/20120326p2a00m0na011000c.html
Fear of radiation from Fukushima accident led to psychiatric disorder hospitalizations

Some 24.4 percent of people who were hospitalized in Fukushima with psychiatric disorders in the wake of the outbreak of the crisis at the crippled Fukushima No. 1 Nuclear Power Plant had done so possibly because of fears of radiation exposure, according to the results of research conducted by psychiatrists at Fukushima Medical University.

suite sur le lien
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jsp
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Sam 31 Mar 2012 - 18:18

http://www.rue89.com/rue89-planete/2012/03/31/fukushima-tout-est-fait-pour-quon-ne-quitte-pas-les-zones-contaminees
un entretien avec un japonais,
dans le cadre des actions menées par la nouvelle structure fondée par « Projet 47 » et baptisée « Laboratoire citoyen de mesure de la radioactivité » (CRMS pour « Citizen’s Radioactivity Measuring Station »).
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Mer 11 Avr 2012 - 23:44

Bonjour tout le monde,

hélas, rien à raconter -l'univers attend patiemment les mesures de taux de cancers au Japon en 2016. D'ici là, je sens qu'on va parler d'autre chose.

Un petit lien quand même, intéressant pour ce qu'il confirme du désarroi local -et aussi pour illustrer ma règle d'or: "ne laissez pas traîner vos affaires sur le ouebe"!

https://docs.google.com/presentation/d/1ciTFM6usOIKtOQW74pt_XT-18KN7vWPHS4xzofrsVmg/edit?pli=1#slide=id.p8

Joyeuses Pâques à tous

PG
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Sam 26 Mai 2012 - 23:35

Bonjour à tous, j'espère que je poste sur le bon forum.

https://www.change.org/petitions/to-stop-burning-of-radioactive-disaster-debris-in-kitakyushu
Kitakyushu : Dans au nord de Kyushu, une des régions les plus éloignée de Fukushima, donc les moins touchée au niveau de la contamination suite au "nuage" qui s'est promené sur l'archipel.
Nous nageons dans l'absurde...

Note : Ca se passe à quelques km de chez mes beaux-parents... Pas glop

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=4l4onL5K6FY
Au passage du camion apportant les débris à incinérer, le compteur passe de 0.06 à 0.60 microsiverts. Soit X 10.
Une pensée émue pour le chauffeur... et pour les gens qui vont respirer les poussières dégagées par l'incinération...
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jsp
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Jeu 31 Mai 2012 - 21:48

http://www.boursorama.com/actualites/japon-radioactivite-l-ennemi-interieur-1ae6483b7cf26624a685befb663b649b
extrait :
Malgré les contrôles et les garanties des producteurs comme des autorités, beaucoup de Japonais se méfient de la contamination radioactive, dont nul ne connaît l'ampleur exacte. Impossible, en effet, de contrôler la totalité des aliments mis sur le marché.
Alors, certains n'hésitent pas à débourser plusieurs milliers de yens (plusieurs dizaines d'euros) en sortant du supermarché pour mesurer la radioactivité de leur panier de courses. Ce service est proposé par certaines municipalités. Des entreprises privées, comme Bekumiru (littéralement : "Voir les becquerels"), proposent quant à elles des appareils de mesure de la radioactivité en libre-service.
A Kashiwa, une ville des environs de Tokyo située à 200 km de la centrale mais où une radioactivité anormale a été mesurée en certains points, les locaux de cette entreprise ne désemplissent pas et le téléphone n'arrête pas de sonner. "Les gens qui habitent ici sont particulièrement inquiets", confirme le directeur, Motohiro Takamatsu.
Mesure de radioactivité en libre service
Les tests se font sur rendez-vous. Le personnel a suivi un mois de cours intensifs avec des experts. "Les clients viennent avec des légumes, un bol de riz, de l'eau ou tout autre aliment. Ils font eux-mêmes les mesures. Ca les rassure", souligne M. Takamatsu.
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jsp
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Dim 14 Oct 2012 - 15:46

stress post traumatique
http://www.nature.com/srep/2012/121011/srep00724/full/srep00724.html
des chiens du Tohoku recueillis en refuge après Fukushima sont comparés à des chiens de refuge de Kanagawa (sud de Tokyo)
le comportement est modifié (peur) et les marqueurs de stress sont plus élevés chez les chiens ayant subi le traumatisme du séisme , plusieurs mois après

résumé en anglais sur AJW :
Dogs rescued from the disaster zone in the Tohoku region are exhibiting significant signs of long-term stress and psychological trauma, a study has shown.
Scientists at Azabu University examined homeless dogs whose owners either died or fled and found the dislocation caused by the quake, tsunami and nuclear disaster has affected the dogs' psyche.
"The disaster abruptly disrupted the dogs' ties with humans and placed them in a chaotic social environment," said Kazutaka Mogi, an associate professor of companion animal research at the university. "That deepened the dogs' psychological damage."
The team examined 25 dogs from two environments. The test sample comprised dogs found living in badly hit areas of Fukushima Prefecture. The control set comprised ownerless dogs from a pet pound in Kanagawa Prefecture, some distance from the disaster zone, before the disaster.
Urine cortisol levels, key indicators of stress, were five to 10 times higher in the Fukushima dogs than in the control sample, a difference that persisted 10 weeks into the study.
The dogs from Fukushima Prefecture also showed lower trainability and less attachment to their caretakers, the scientists said.
The results were published Oct. 11 in Scientific Reports, a British scientific journal.
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jsp
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Lun 5 Nov 2012 - 20:49

http://ajw.asahi.com/article/0311disaster/fukushima/AJ201210310059
Ministry finds sloppy Fukushima dose monitoring

A government study has found poor monitoring of the radiation doses suffered by workers at the disaster site, citing 19 breaches including data input errors and cases of personnel not wearing one of two required dosimeters.
The Ministry of Health, Labor and Welfare reported the failings on Oct. 30, after studying dose records for hundreds of individuals employed in cleanup and stabilization work at the Fukushima No. 1 nuclear power plant.
But the ministry admitted that the survey had a limited scope. The cases it identified may represent only the tip of an iceberg, and it offers little in either confirmation or rebuttal to those who have speculated about the widespread falsification of workers' dose readings.
In July, The Asahi Shimbun revealed that some workers shielded their dosimeters with lead plates to keep dose readings within safe limits--and to remain on the job.
The plant operator, Tokyo Electric Power Co., then said in August it had identified 27 cases of inadequate dose control.
In the latest study, conducted separately, the health ministry screened 1,813 workers who wore both electronic dosimeters, which indicate daily doses, and badge-type dosimeters, which record long-term accumulated doses. All workers had been exposed to high radiation levels between November and June.
In 28 cases the cumulative electronic dosimeter readings were at least 25 percent higher or lower than those recorded by the badge-type dosimeter. Of these, 19 were due to erroneous procedures.
The ministry identified instances where workers had not worn one of the two required dosimeters. It also found cases of erroneous data input, by officials of a major construction company.
The ministry acknowledged the survey's small scope.
"We only investigated the most suspicious cases because of the limited survey personnel available," said a health ministry official.
On Oct. 30, the ministry ordered TEPCO and 37 general contractors involved in work at the site to check their data and take measures to prevent violations from recurring.
Masayuki Ono, acting general manager of TEPCO's Nuclear Power and Plant Siting Division, said the company would deliver its response by the end of November.
"We will respond after verifying the facts," Ono told a news conference Oct. 30.
The health ministry's survey included only those workers with monthly dose records exceeding 5 millisieverts. Furthermore, officials interviewed less than 0.1 percent of all relevant workers.
The ministry is far from having investigated all individuals who have been at the site since the nuclear disaster in March 2011.
In particular, there has been no survey relating to the first seven months, through October 2011, a time of elevated radiation levels.
Nor has there been any investigation of conditions in the immediate aftermath of the disaster, when TEPCO issued teams of workers only one dosimeter between them.
The Asahi Shimbun has learned of one case this spring where workers left both the electronic and badge-type dosimeters somewhere on site, but continued working without wearing them.
That kind of breach would never have come to notice in the health ministry's latest study, because it would have created no disparity in the readings of the two dosimeters.
(This article was compiled from reports by Toshio Tada and Jun Sato.)
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AimelleB
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Jeu 8 Nov 2012 - 12:04

Bonjour à tous!
Il ne me semble pas que cette info ait été publié sur ce forum; la voici donc!

l'IRSN a publié le 8 octobre une note d'information sur l'étude parue dans le magazine Nature (9 août 2012) portant sur les mutations survenues chez une espècede papillon vivant dans la région de la centrale de Fukushima.

http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Documents/IRSN_NI_Effet-biologique-Fukushima-papillon_08102012.pdf

En voici la conclusion:

"L’analyse de cette publication par l’IRSN montre que ce travail est original et sérieux.

Son principal point fort réside dans la complémentarité des approches in situ et en laboratoire et dans le déploiement de méthodes expérimentales utilisées en écologie évolutive pour discriminer la part des changements de traits observables due à des mutations (et à leur accumulation au fil des générations) de celle due aux effets physiologiques radiotoxiques directs, c’est à dire à l’échelle de la génération exposée.

Le point faible de cette publication réside cependant dans le fait que l’estimation des expositions radiologiques in situ pour ces organismes est uniquement réalisée en termes de débit de dose externe mesuré alors que la contribution de la contamination interne, c'est-à-dire liée à l’ingestion de végétaux contaminés, n’est pas prise en compte. Ceci conduit à sous estimer, peut-être de manière importante, la dose reçue par les organismes. En ce sens, et face à la mise en évidence indéniable d’effets, ces travaux mériteraient d’être complétés par une évaluation précise du niveau d’exposition des individus étudiés grâce à une étude dosimétrique prenant en compte l’exposition externe et interne. Il serait également scientifiquement justifié d’apporter des preuves sur la contribution non significative de la présence potentielle d’autres stresseurs tels des métaux ou d’autres polluants (contexte de multi-pollution)."

Belle journée à tous
Aimelle
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Dim 11 Nov 2012 - 10:51

Bonjour à tous,
je ne résiste pas à vous faire partager ces 2 excellents articles scientifiques sur les rejets lors de l'accident.
http://link.springer.com/article/10.1007/s00024-012-0581-6/fulltext.html
http://link.springer.com/article/10.1007/s00024-012-0578-1/fulltext.html
outre qu'ils soient très bons, ils sont écrits par des spécialistes français du domaine et ils sont accessibles (pas les auteurs quoi que mais les articles). De plus, outre des calculs il y a surtout des mesures ...
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jsp
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Sam 22 Déc 2012 - 16:51

http://www.japantimes.co.jp/text/nn20121222a3.html
Tepco settles over nuke evacuee death
Utility to pay ¥14.7 million, won't say how woman died
Jiji, Kyodo
FUKUSHIMA — Tokyo Electric Power Co. has settled with the family of a woman from Minamisoma, Fukushima Prefecture, who died as a result of the meltdown calamity at the utility's stricken nuclear plant, sources said.
This is is the first time Tepco has admitted a causal link between the death of an evacuee and the nuclear disaster at its Fukushima No. 1 plant. In all, 183 settlement cases have been made public by a government-run nuclear accident dispute settlement center.
According to the sources, the woman, who was hospitalized in the Odaka district of Minamisoma, died in April last year after she was forced to evacuate at the start of the crisis, the worst such incident since the 1987 Chernobyl disaster.
Through mediation by the center, Tepco has agreed to pay ¥14.65 million to the family, including ¥12 million for her death, the sources said.
The Odaka district is located within 20 km of the plant and was designated as an exclusion area soon after the disaster started.
Tepco declined comment on the woman's case, citing its policy not to discuss individual cases.
Tepco's acceptance of a causal link between the disaster and evacuee deaths may open the way for more compensation demands and inevitably add to the financial burden already felt by the embattled utility as it tries to decommission the Fukushima plant over the coming decades.
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jsp
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MessageSujet: Re: Impact sanitaire   Ven 4 Jan 2013 - 23:03

http://mainichi.jp/english/english/newsselect/news/20130104p2a00m0na015000c.html
Fukushima nuke plant workers not checked for radiation doses to arms, legs

Fukushima No. 1 nuclear plant workers who struggled to bring the nuclear crisis under control in its first few months were only checked for radiation exposure to the torso despite the presence of highly radioactive rubble, according to former employees of plant operator Tokyo Electric Power Co. (TEPCO) and other sources.
If nuclear plant radiation doses to the arms, legs and head are higher than to the torso, the law requires plant operators to instruct workers to wear dosimeters on these parts of their bodies in addition to their chests.
TEPCO maintains that it initially measured radiation doses for workers through chest scans. But experts question TEPCO's argument, saying the giant utility should quickly produce estimates of radiation doses to the affected workers' arms and legs.
One TEPCO employee who was in charge of monitoring radiation at the time of the nuclear accident stepped in puddles near the nuclear plant's No. 1 reactor building several times while working to restore electricity to the disaster-stricken station. His shoes and socks were soaked.
Radiation dosages around the area were 10 to 20 millisieverts per hour, but radiation dosages from some rubble under his feet topped 100 millisieverts. Several hundred people were working around the building at the time, the onetime TEPCO employee says.
Workers normally wear ring badge dosimeters on the arms and legs when radiation dosages at hand and under foot are high. But the former employee says he only wore an APD dosimeter in his chest pockets.
''I had numbness in my toes for several months but I did not go to hospital because I thought it was due to the unsanitary environment,'' he recalls.
Another radiation monitoring official says TEPCO did not measure radiation doses to fingertips and the lenses of the eye even when workers disposed of highly radioactive rubble. There are manyfold differences in radiation dosages even between hands and chest. He also says there are cases in which a chest APD for gamma rays cannot properly measure radiation dosages from other forms of radioactive materials that emit a massive amount of dangerous, cell-destroying beta rays.
Ring badge dosimeters were distributed to workers two or three months after the onset of the nuclear crisis, and one of the former TEPCO employees says he and his colleagues were concerned about how much radiation they had in fact been exposed to in the course of their jobs.
A TEPCO spokesman says the Fukushima nuclear plant operator properly monitored radiation dosages with chest APDs because gamma ray levels were initially higher than beta ray levels. As gamma ray levels stabilized due to the introduction of equipment to treat contaminated water, beta ray levels became more apparent, prompting TEPCO to order its employees to wear ring badge dosimeters, he says. Employees had their entire bodies examined for radiation exposure after work and this procedure led to the discovery of three workers who were irradiated with highly contaminated water in March 2011, the spokesman says, adding TEPCO does not see any need for an additional investigation.
But Ikuro Anzai, a professor emeritus of radiation protection at Ritsumeikan University, says workers at the stricken Fukushima plant must have been exposed to fairly heavy beta ray doses from the start of the nuclear disaster. Radiation monitoring can measure contaminants on the body's surface but cannot track radiation dosages to the extremities and head. He says the central government and TEPCO should immediately survey the workers' duties and where they did their jobs to help catch any cancers they may develop early, potentially saving their lives.
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