Merci Nico, j'ai repris un peu vite cette info (fermeture en 1929) après avoir tenté de vérifier les sources... Vainement. La barre Ionotron est effectivement postérieure à cette malheureuse affaire des Radium Girls ; Son brevet a été déposé en 1946 et a expiré en 1987 mais la production a du cesser vers 1960 (document référencé ci-dessous, p.285)
http://www.iaea.org/inis/collection/NCLCollectionStore/_Public/27/032/27032670.pdf
Le principe de la barre antistatique était d'utiliser l'ionisation dégagée par les rayons alpha du Radium 226 afin de rendre conductrice une mince couche d'air au contact de matériaux accumulant de l'électricité statique en phase de production. Elle était utilisée dans les milieux industriels (en atmosphère explosive), dans la fabrication textile ou papetière et dans des chaines d'impression (presses, rotatives).
Le "cœur" de l'ionotron consistait en une feuille métallique composite (or, argent ?) recouverte de Radium (la fameuse peinture "undark" ?) puis isolée hermétiquement par un enrobage de Nickel afin de piéger au mieux les émissions gazeuses (afin d'éviter l'apparition de "radon girls"

). L'ionisation était concentrée et dirigée par un support en aluminium qui mettait également le cœur en situation équipotentielle neutre (mise "à la masse"). La "portée" de ce dispositif - en fait la plage d'ionisation de l'air - pouvait atteindre 30 cm environ mais l'efficacité était nettement accrue en-dessous de 3 cm.
On peut déduire de cette description succincte qu'un échantillon endommagé au niveau de la couche de protection antiradon en nickel pourrait bien devenir assez dangereux..
Sources :
Isotopes and innovation: MDS Nordion's first fifty years, 1946-1996
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1528812/pdf/amjphnation01023-0030.pdf