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 Les informations

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jsp
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MessageSujet: Re: Les informations   Sam 24 Mar 2012 - 23:02

http://mdn.mainichi.jp/mdnnews/news/20120324p2a00m0na001000c.html

Pour encourager la participation du public aux premiers soins

il est question de couvrir la responsabilité des intervenants et les conséquences sur leur propre santé
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MessageSujet: Re: Les informations   Mar 27 Mar 2012 - 9:03

Bonjour,
Résultat de la 2ième inspection dans le PCV du réacteur N°2. Cette fois, on a trouvé le niveau d'eau à......60 cm du fond du PCV !.
Donc à 10 m3/h d'eau de refroidissement injectée dans le RPV, tout cela fuit comme une passoire.
Et tout ou partie du corium qui serait tombé sur le radier du PCV a été refroidi...
http://www.tepco.co.jp/en/nu/fukushima-np/images/handouts_120326_07-e.pdf
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MessageSujet: Re: Les informations   Mar 27 Mar 2012 - 13:03

Bonjour
Il ne reste plus qu'à savoir si le radier a tenu en totalité... S'il n'y a pas des fuites de ce côté là.
KLOUG
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MessageSujet: Re: Les informations   Mar 27 Mar 2012 - 16:23

Vu en version sous-titrée en anglais sur Youtube un magazine "Zoom" diffusé récemment par la ZDF où la situation est peinte sans fard ... jusqu'à même évoquer un possible "Armagédon" si la piscine du 4 venait à s'effondrer sous le coup d'un séisme important (dont la survenue est au passage évaluée comme probable à 75% dans les quatre ans qui viennent par le séïsmologue interrogé dans le reportage). Avec la contribution l'ex-premier ministre Naoto Kan dans le rang des accusateurs des turpitudes de l'opérateur. D'autres aspects sont notamment rapportés par le témoignage -saisissant d'émotion par moments- du responsable d'une entreprise sous-traitante en ingénierie de TEPCO qui accompagne les deux journalistes allemands lors de leur enquête sur le site, et notamment la pénurie proche de personnel qualifier pour maintenir [ce qui reste de] la centrale.
Le titre du reportage "le mensonge de Fukushima" ("the fukushima lie" sur youtube, en 4 parties), le contenu -oser évoquer le scénario du pire, mettre crument à nu l'incurie et la compromission du "village nucléaire" japonnais entre autres-, le tout sur une chaine de grande audience : je ne suis pas sûr qu'il y ait eu de précédent ... La version sous-titrée en japonnais semble avoir un certain succès d'audience...
Pas de nouvelle fracassante en revanche d'un point de vue technique pour ceux qui fréquentent ce site (un avis des clowns serait le bienvenu : j'ai peut-être manqué qq chose...?).
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MessageSujet: Re: Les informations   Mar 27 Mar 2012 - 18:44

OOOps... on ne se relit jamais assez... j'aurais du écrire "de personnel qualifié"
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jsp
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MessageSujet: Re: Les informations   Mer 28 Mar 2012 - 15:04

http://mdn.mainichi.jp/mdnnews/news/20120328p2g00m0dm010000c.html
Fukushima No. 2 reactor radiation level up to 73 sieverts per hour
TOKYO (Kyodo) -- The operator of the Fukushima Daiichi nuclear power plant said Tuesday that the radiation dose inside the crippled No. 2 reactor stood at an extremely high level between 31.1 and 72.9 sieverts per hour, underscoring the existence of radioactive substances from the melted fuel inside the structure.
Tokyo Electric Power Co. measured the radiation level by inserting a long dosimeter into the round-bottomed, flask-shaped primary containment vessel, where fuel is thought to be accumulating at the bottom following the nuclear accident last year.
Human beings could die within one month once exposed to 7 sieverts and within several days once exposed to 20 sieverts or more. Usually, when an ordinary reactor is not operating, the radiation level is low enough for workers to enter inside, according to the utility known as TEPCO.
The highest radiation dose was measured at about 4 meters from the bottom and about 1 meter away from the vessel's interior wall. The utility said it could not check a deeper area because the dosimeter had no camera attached.
The utility's spokesman Junichi Matsumoto said he cannot immediately tell whether the latest outcome will affect the current road map toward scrapping the Nos. 1 to 4 units, but added that the data can be used to study what kind of devices should be developed for the decommissioning work.
''One important challenge is resistance to radiation...If we are going to use electronic devices inside the primary containment vessel, we may have to consider shielding the devices, or use parts that can tolerate high levels of radiation,'' Matsumoto told a press conference.
TEPCO carried out an industrial endoscope survey a day before, and found the vessel filled with water only 60 centimeters deep, a lower-than-expected height considering the amount of water injected into the reactor to keep the fuel inside cool.
The utility used the same hole to insert the endoscope and the dosimeter.
The No. 2 reactor is one of the plant's three reactors that have suffered meltdown in the nuclear accident, and its fuel is believed to have melted through the pressure vessel and accumulated in the outer primary container.
(Mainichi Japan) March 28, 2012
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jsp
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MessageSujet: Re: Les informations   Mer 28 Mar 2012 - 15:06

à janus38 : j'aurais dû.... = on ne se relit jamais trop ! Smile
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MessageSujet: Re: Les informations   Ven 30 Mar 2012 - 1:02

Bonsoir
Heureusement il y a un certains nombre de personnes qui continuent à suivre les évolutions des réacteurs de Fukushima.
Sur le site de gen4
http://gen4.fr/
Vous allez avoir un descriptif technique de la situation avec beaucoup de schémas à l'appui et bien sûr les sources :
Reprenez depuis le bas

Tepco vient de révéler aujourd'hui que le niveau d'eau dans ce qui reste du réacteur n°. 2 de Fukushima-Daiichi était bien inférieur à ce qui était attendu, ce qui compliquerait - d'autant - les travaux de déconstruction et rallongerait - encore - un peu plus les délais de désactivation du site accidenté. Le niveau d'eau 6 fois plus faible que ce que Tepco espérait : pourquoi ne sommes-nous pas étonnés ? Le niveau d'eau n'est que de 60 centimètres dans l'ex-réacteur n°. 2, au lieu des 3 m estimés initialement par l'opérateur. Tepco estime - sans rire - que le combustible est refroidi avec une quantité aussi ridicule !

Fukushima 1F2 : pourquoi il était impossible d'avoir un niveau d'eau élevé dans le drywell
Les déclarations initiales de Tepco donnaient le niveau d'eau dans le drywell (confinement) de l'unité n°. 2 à environ 9 mètres, tout allait bien dans le meilleur des confinements : ce niveau d'eau correspondait approximativement au niveau du bas du réacteur où le combustible était sensé se retrouver après sa fusion, du moins dans les premières versions ;
Le 18 janvier, le niveau d'eau dans le drywell 1F2 était estimé à environ 4.5 mètres, d'après "les données de pression disponibles" ;
Le 25 mars, avant la deuxième endoscopie, Tepco estimait le niveau d'eau dans le drywell à "environ" 4 mètres avant de rectifier ce chiffre à la valeur de 3 m ;
Après l'endoscopie réalisée ce jour (26/3/12), l'opérateur estime désormais le niveau d'eau dans le drywell à environ 0.6 m et il ne pourra guère descendre plus bas.

Fuku 1F2 : la prochaine "fable" de Tepco portera sur le pourcentage de combustible "retenu" par la piscine de supression


Alerte Fukushima : radioactivité intense dans le tiers inférieur du confinement 1F2
Tepco mesure 73 Sv/h 4 m au-dessus de la flaque de 60 cm d'eau
L'opérateur du site accidenté avait promis de communiquer les chiffres officiels de radioactivité mesurée dans la partie inférieure du confinement aujourd'hui, c'est chose faite : ce très mauvais chiffre, combiné avec un niveau d'eau très bas dans le confinement font qu'il est maintenant pratiquement certain que l'essentiel du combustible est "descendu" et que le confinement n'est plus étanche. Autant de mauvaises nouvelles qui n'affectent pourtant pas trop les observateurs n'ayant pas cru une seconde aux discours rassurants du village électronucléaire... Prochaine étape : le grand acte du II ou "les petites révélations sur le combustible".


Matsumoto : "c'est une dose extrêmement élevée"
Il faut croire que la nouvelle doit être extrêmement mauvaise pour que le porte-parole de Tepco, Junichi Matsumoto en personne, perde un peu de son flegme et fasse une telle déclaration auprès de l'agence AP il y a quelques instants. Eh oui, ce sont deux très, très mauvaises nouvelles pour la "reprise en main" des installations démolies !

Commentaire Klouguien : 73 Sv/h ! Encore une fois je présume qu'il s'agit de mesures gamma ! On reparle des neutrons ou bien ???? Parce que si le combustible est en pâte, il doit y avoir quelques émissions neutroniques.

Et on continue avec :
Alerte Fukushima : d'après NHK World, la chambre de suppression de l'unité n°. 2 "pourrait avoir été détruite"
D'après le bulletin NHK World de ce matin (28/3 11:13 JCT), les responsables de Tepco pensent que la chambre de suppression de la cuve [de confinement] pourrait avoir été détruite. (TEPCO officials suspects the suppression chamber at the bottom of the vessel may have been destroyed).
Rappelons enfin que l'état de la chambre de suppression des unités n°. 1 et 3 est probablement bien pire au vu des premières investigations menées.

Enfin c'est vrai qu'avec des valeurs de doses pareilles :
Editorial : arrivés à de tels niveaux de radiations, même les robots ne tiendront pas longtemps !

Dernier commentaire Klouguien
Où est l'arrêt à froid dans tout ceci ?
Allez on va bien finir par découvrir que le radier en béton a des trous, un petit effort. C'est ce que nous disons depuis le départ.

KLOUG

PS : je n'ai pas pu m'empêcher de relever cette erreur grossière d'une personalité (je ne dis pas qui c'est, vous trouverez). J'avoue que ça m'a irrité :
(1) Discours du 26 mars 2012 à la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux : « C’est un accord électoral entre des gens sectaires qui profitent de l’accident de Fukushima, qui n’est pas un accident nucléaire, pour jouer sur les peurs et pour casser le nucléaire français ».
On peut l’écouter ici à 9:39 : http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=321997

Ah ? Pas un accident nucléaire ! Ca y ressemble quand même drôlement, surtout quand du combustible a fondu.
Honte sur moi, le cirkus ne doit pas faire de politique. Il faudrait quand même être raisonnable et ne pas dire n'importa quoi.
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MessageSujet: Re: Les informations   Ven 30 Mar 2012 - 15:58

Hi, sur le site du NYT

"Japan Nuclear Plant May Be Worse Off Than Thought

TOKYO — The damage to one of three stricken reactors at the Fukushima Daiichi plant could be worse than previously thought, a recent internal investigation has shown, raising new concerns over the plant’s stability and complicating the post-disaster cleanup.

The government has said that the plant’s three badly damaged reactors have been in a relatively stable state, called a cold shutdown, for months, and officials say that continues. But new tests suggest that the plant — which was ravaged last March when a powerful earthquake and tsunami hit the area — might not be as stable as the government or the operator of the plant, Tokyo Electric Power Company, or Tepco, had hoped.

The key to keeping the reactors stable is keeping their fuel rods cool with water.

The company announced this week that an examination of one reactor, No. 2, showed that the water level in an outer containment vessel was far lower than estimated, which could indicate that the already badly damaged uranium fuel might not be completely submerged and, therefore, is in danger of heating up.

Cooling water in that vessel, called the drywell, was just two feet deep, rather than the 33-foot level estimated by Tepco officials when the government declared the plant stable in December. That is probably not a problem for the fuel that the company says has leaked into the drywell from an inner containment vessel because Tepco says that melted fuel is unlikely to be higher than two feet.

But Tepco officials said the low water in the drywell left open the possibility that the water level in the leaking inner containment vessel, where most of the fuel is thought to be, was also low. Experts say that could leave the fuel there exposed and lead to more damage. The fuel would likely then leach more radioactive materials into the water that is flowing through the reactor to cool it.

That scenario would be particularly problematic since the company has long feared that some of the tons of water it is using to cool the reactors is escaping into the ground or into the ocean at the seaside plant.

Throughout the nuclear crisis, both Tepco and the government were accused of playing down the dangers posed by the meltdowns at the plant. Subsequent disclosures that the event was indeed far more severe than they let on have badly damaged their credibility.

Fukushima Daiichi’s vital cooling systems were knocked out in the early stages of the crisis last year. The cooling systems there now were put in place months after the accident. Although they are designed to be closed loops, circulating water in and out of the reactors, the reactors themselves were damaged when operators lost control of the plant and are likely leaking.

The internal investigation also found current radiation levels of 72.0 sieverts inside the drywell, enough to kill a person in a matter of minutes, as well as for electronic equipment to malfunction. The high readings could be a reflection of the low water level, since the water acts as a shield against radiation.

The high levels of radiation would complicate work to locate and remove the damaged fuel and decommission the plant’s six reactors — a process that is expected to take decades.

Cleanup will probably require flooding the inner reactor vessel and lowering tools into it to scoop up parts of the radioactive rubble. That strategy worked well at Three Mile Island after the 1979 accident there. But at Fukushima, the reactor vessels are known to have cracked, because they were overpressurized. Filling them with water would be difficult, unless the surrounding drywell can also be filled.

The fact that the drywell at No. 2 has so little water could mean that technicians will need to develop a new technique. “With levels of radiation extremely high, we would need to develop equipment that can tolerate high radiation,” Junichi Matsumoto, an executive at Tepco, said Tuesday.

To gauge water levels inside the drywell at reactor No. 2, workers in hazmat suits inserted an endoscope equipped with a tiny video camera, a thermometer, a dosimeter for measuring radiation and a water gauge.

It is unclear if they will be able to perform the same test at the other badly damaged reactors — No. 1 and No. 3 — because nearby radiation levels are higher there.

Experts also worry about a fourth reactor that was not operating at the time of the tsunami, but nevertheless poses a risk because of the large number of spent nuclear fuel rods stored in a pool there.

The spent fuel rods pose a particular threat, experts say, because they lie outside the unit’s containment vessels. Experts have become especially worried in recent weeks, as earthquakes continue to hit the area, that the damaged reactor building could collapse, draining the pool and possibly leading to another large leak of radioactive materials.


Tepco has been working to fortify the crumpled outer shell of the building of that reactor, No. 4.

“The plant is still in a precarious state,” said Kazuhiko Kudo, a professor of nuclear engineering at Kyushu University in southwestern Japan. “Unfortunately, all we can do is to keep pumping water inside the reactors,” he said, “and hope we don’t have another big earthquake.”"

Matthew L. Wald contributed reporting from Washington.

http://www.nytimes.com/2012/03/30/world/asia/inquiry-suggests-worse-damage-at-japan-nuclear-plant.html?_r=3&partner=rss&emc=rss
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MessageSujet: Re: Les informations   Ven 30 Mar 2012 - 16:16

Animation year 2011 earthquakes worldwide

http://www.youtube.com/watch?v=ZjvaR4bZ1Wc

Branchez vos haut-parleurs attention au mois de mars pour une écoute au casque.
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MessageSujet: Re: Les informations   Mar 10 Avr 2012 - 22:52

Le tonneau des Danaïdes

C’est franchement l’impression que l’on a en allant regarder l’état des lieux à Fukushima. Tepco estime que le volume d'eau contaminée stockée sur le site atteindra environ 180.000 tonnes début juillet 2012.
A la demande de la NISA (tiens, ils existent encore ??), Tepco vient de faire une projection sur le volume total d'eau de mer contaminée stockée dans les quelques centaines de réservoirs entassés sur le site.

Stockage d'eau de mer "faiblement contaminée" en sachant que la décontamination porte sur le césium. De ce fait il reste d'autres radionucléides en sortie de traitement.
Volume stocké au 3 avril 2012 : 120.000 tonnes
Volume actuel de réservoirs : 140.000 tonnes
Volume probable au 2 juillet 2012 : 160.000 tonnes
Volume probable de stockage à la même date : 175.000 tonnes

Beaucoup de gens (notamment chez TEPCO ou au gouvernement) pensaient que le problème du stockage à Fukushima serait réglé fin 2011 ! Tepco va devoir installer 20% de réservoirs de stockage supplémentaire en 3 mois, au risque de voir se développer quelques nouvelles menues fuites comme celle de 12 tonnes datant de la semaine dernière.
Malgré les belles usines de traitement de l'eau, malgré les fuites qui affectent de nombreux endroits du site, les volumes augmentent !

La petite fuite de 12 tonnes a touché durant la nuit du 4 au 5 avril le circuit de décontamination et entraîné la dispersion d'eau hautement radioactive ; une grande partie de cette eau se serait déversée dans l'océan en remontant un fossé de drainage. Cette eau présenterait une concentration très importante en strontium et se serait écoulée depuis l'un des innombrables réservoirs d'eau contaminée stockés sur le site.
Il y a environ une semaine, une fuite située au même niveau avait provoqué un incident similaire qui s'était toutefois limité à 80 litres. Il n'est guère étonnant que, sur un circuit de traitement extrêmement long et comportant probablement plusieurs milliers de raccordements, de tels incident se produisent régulièrement. Tepco enquête actuellement sur les causes de l'incident et la quantité exacte de contamination qui se serait déversée dans la mer. Un peu plus de becquerels...

Pour en revenir au stockage d'eau hautement radioactive (entre autres les tranchées des unités 1-2 et 3-4) les volumes seraient déclinants sur la même période (de 37.000 tonnes à environ 20.000 tonnes). L'opérateur signale qu'il ne peut vider les sous-sols pour des raisons d'étanchéité par rapport aux nappes phréatiques et au niveau océanique.

A ce rythme de progression, quand le million de m3 de stockage sera-t-il atteint ? Nous verrons bien jusqu'à quel point les Japonais pourront remplir les « tonneaux des Danaïdes » !

Source : Tepco, 4 avril, anglais

KLOUG
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jsp
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MessageSujet: Re: Les informations   Lun 16 Avr 2012 - 21:07

déversée dans l'océan en remontant un fossé de drainage

en suivant le fossé, dans le sens de la descente, non?

ou alors :
http://kitaiisei.files.wordpress.com/2010/02/mc-escher-waterfall.jpg


Dernière édition par jsp le Lun 16 Avr 2012 - 21:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les informations   Lun 16 Avr 2012 - 21:09

http://www.cyberpresse.ca/environnement/201204/16/01-4515880-japon-chute-historique-de-lusage-du-nucleaire.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_environnement_263_accueil_POS1
Le taux d'utilisation des centrales nucléaires du Japon est tombé à son plus bas niveau historique durant l'année d'avril 2011 à mars 2012, après l'accident de Fukushima et l'arrêt subséquent de nombreux réacteurs, a annoncé lundi la Fédération du secteur de l'électricité.

Au cours des 12 mois considérés, seulement 23,7% de la capacité des installations nucléaires a été employée, contre 67,3% durant l'an précédent et 65,7% entre avril 2009 et mars 2010. Le mois dernier, le ratio n'était que de 1,9%.
La part de l'électricité d'origine nucléaire dans le total du courant produit entre avril 2011 et mars 2012 n'a pas dépassé 10,74%, soit 100,7 milliards de kilowattheures. Elle était de 271,3 milliards de kilowattheures un an auparavant pour une proportion équivalant alors à 27,4% du total de l'électricité générée.
Cette chute sans précédent s'explique par la mise à l'arrêt de la plupart des 54 réacteurs du pays, tous construits en bord de mer.
Onze ont automatiquement cessé de fonctionner lors du séisme du 11 mars, sur 37 qui étaient actifs (les 17 autres étaient alors en maintenance de routine). Deux ont ensuite été stoppés par sécurité sur ordre du gouvernement.
Dans les mois suivants, presque toutes les tranches restantes, à l'exception d'une, sont entrées en période d'entretien régulier (obligatoire tous les treize mois environ), et aucune n'a été réactivée depuis du fait de nouvelles mesures imposées par les autorités et de la réticence des élus locaux et populations vivant à proximité.
Le seul réacteur encore actif, Tomari 3, qui dessert l'île septentrionale de Hokkaido, fonctionnait en période de test depuis quatre jours lorsqu'est intervenu l'accident de Fukushima provoqué par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011. Il a officiellement été remis en opération commerciale le 17 août suivant, mais devrait entrer en phase de maintenance régulière entre les 5 et 6 mai prochains.
Le taux d'usage des réacteurs nucléaires du Japon devrait alors tomber à 0% pendant au moins quelques semaines, même si le gouvernement fait des pieds et des mains pour redémarrer des unités arrêtées qui ont passé avec succès de nouveaux tests de résistance vis-à-vis des catastrophes naturelles.
Deux unités, situées dans l'ouest, sont actuellement considérées comme aptes à être réactivées, mais elles ne le seront sans doute pas avant fin juillet au mieux, selon le ministre de l'Industrie.
En attendant, pour compenser le manque, les compagnies exigent des entreprises et particuliers qu'ils minimisent leur consommation électrique.
Elles ont aussi remis en exploitation des centrales thermiques, qui produisent plus des deux tiers de l'électricité du pays, ce qui a pour inconvénient d'élever la quantité de dioxyde de carbone (CO2) rejetée ainsi que la facture d'hydrocarbure et la dépendance du Japon à l'égard des ressources extérieures.
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MessageSujet: Re: Les informations   Lun 16 Avr 2012 - 21:56

Bonsoir
Et concernant la facture sur les hydrocarbures, tout le monde le sent passer.
Normal ! Pourquoi les pays producteurs se gêneraient-ils sachant qu'il y a de la demande ?
Ils n'ont qu'à faire valser les prix à la hausse.

Money it's a gas !
KLOUG FLOYD
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MessageSujet: Re: Les informations   Sam 21 Avr 2012 - 9:09

Hi,

Fukushima Daiichi: Inside the debacle

http://tech.fortune.cnn.com/2012/04/20/fukushima-daiichi/?section=money_topstories&utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+rss%2Fmoney_topstories+%28Top+Stories%29

By Bill Powell and Hideko Takayama

Fukushima Daiichi

FORTUNE -- More than a year has passed since a massive earthquake and a series of tsunamis triggered the worst accident at a nuclear power plant since Chernobyl in 1986, but the epic debacle at the Fukushima Daiichi nuclear power station remains front and center in Japan, at the very core of a historic debate over the future of nuclear energy—one that comes down to a fundamental question: Should nuclear power, which prior to the accident last year generated 30% of the electricity for the world's third-largest economy, have any future at all in Japan?

On April 13, the government of Prime Minister Yoshihiko Noda tipped its hand. With summer approaching, and with it peak demand for electricity, the Japanese government approved the restart of two nuclear reactors in the small fishing town Oi, in Fukui prefecture on Japan's west coast.

The nine power companies in Japan have the legal authority to fire up the nuclear plants once they have received regulatory approval from Tokyo, in practice. But the Noda administration now must seek the assent of the local and prefectural governments affected by a restart--as it will have to do for each of the other 48 reactors across the country should it seek to bring them back online in order to avoid crippling brown outs this summer.
That assent won't come easily. Public opposition to nuclear power now runs hot in Japan. Far from fading over the last year, opposition seems to have expanded to a solid majority of citizens nationwide, putting both Noda's government and Japan's big business community (which needs the electricity) in a very difficult spot. The reason for that is the debacle of Fukushima Daiichi—the six-reactor power station owned and operated by the Tokyo Electric Power Company (TEPCO) —and the many questions that still surround the terrifying events that began on March 11, 2011.

For the past year, through interviews with employees of TEPCO (some officially sanctioned by the company, some without its knowledge), government officials and nuclear industry experts in Japan and abroad, we've attempted to answer two of the most fundamental issues at the heart of nuclear debate now roiling Japan: how could the accident at Fukushima Daiichi have happened—and how, in particular, could it have happened in Japan, a country once known, not so long ago, for its sheer management and engineering competence?

The answers are bracing. The epic disaster at Fukushima Daiichi represents failure at almost every level, from how the Japanese government regulates nuclear power, to how TEPCO managed critical details of the crisis under desperate circumstances.

MORE: Utility exec to feds: Save our tax break, or else

As horrific as the natural disasters that occurred on March 11, 2011 were, the Japanese government itself has concluded that the nuclear crisis effectively began more than four decades before that, when one of the world's largest electric generating stations was located at the ocean's edge, in a country in which earthquakes—huge ones— are facts of life, and have been for centuries. This story recounts not only the fearful days that followed the Great Tohoku quake, but what led TEPCO, and Japan, to be in such a position of vulnerability to begin with.

The Darkest Hours

In the wee hours of the morning of March 15, 2011 TEPCO President Masataka Shimizu sat in the back of his company car, threading his way through the deserted streets of Tokyo. It had been three days since a massive earthquake—9.0 on the Richter scale—and a series of tsunamis had utterly devastated northeastern Japan. No natural disaster had ever been greater, but for Shimizu, whose company operated the massive Fukushima Daiichi nuclear power plant, an epic crisis had only begun.

He had been summoned to the office of Naoto Kan, then Prime Minister of Japan. Kan was furious: As horrific as the damage from the quake and tsunami was, Japan now faced the prospect of the worst nuclear accident in human history. At TEPCO's Fukushima Daiichi power station, massive hydrogen explosions had already damaged two of the three reactors that had been operating on March 11, releasing dangerous levels of radiation into the atmosphere. (The three other reactors at the power station had offline at the time for routine maintenance.) The nuclear fuel in the three reactors that were operating appeared to be melting down.

The scene at the plant site, about 160 miles northeast of Tokyo, was nothing short of apocalyptic: small fires blazed at the damaged reactors, the smoke mixing with the steam that they were releasing. Radiation levels would eventually spike so high that the plant's emergency off-site center five kilometers away had to be evacuated; astonishingly, the building was not designed to withstand elevated radiation levels, even though its precise purpose was to serve as a backup operations center during a nuclear emergency.

For three agonizing days, conditions at the Fukushima Daiichi site had been steadily deteriorating; and TEPCO, at least in the eyes of senior government officials, had not given any sign of being able to get control of the situation.

To the contrary, former Prime Minister Kan (he resigned in August) tells Fortune that the TEPCO called Tokyo's minister of economy, trade and industry and told him TEPCO wanted to withdraw from the site completely—a staggering admission of defeat that immediately conjured up images of an uncontained nuclear meltdown; a worst case scenario, in other words, of potentially lethal proportions.
Shimizu also called Kan's chief cabinet secretary, insisting: "We cannot hold onto the site!"

At roughly the same time, Goshi Hosono, who would become the Japanese government's point man during the nuclear crisis, called TEPCO's on site plant manager, Masao Yoshida, and asked if he too thought Fukushima Daiichi needed to be abandoned. Yoshida appeared to push back against Shimizu, his boss, saying, "we can still hold on, but we need weapons, like a high-pressure water pump."

MORE: Shale gas is no alternative to renewables

Kan had been increasingly frustrated by the lack of what he felt was reliable information about the state of the nuclear crisis since its onset; he compared it to "playing the telephone game." At 4 a.m., he ordered an aide to call Shimizu back and instruct him to come to his office.

(Shimizu, then 66, was not accustomed to being called on the carpet by government officials. He was a pillar of the conservative Japanese industrial establishment, and a TEPCO lifer. He had also been a member in good standing of the global nuclear power industry; less than a year earlier he had been elected to the board of the World Association of Nuclear Operators, a trade group ostensibly devoted to ensuring the "highest possible standards of safety.")

Kan himself wanted to hear what Shimizu was thinking, but he had already decided, after talking to his nuclear emergency team before the TEPCO president arrived, that "I could not let it [an evacuation] happen. It just wasn't an option."

Turning a Blind Eye




There was no precedent for the magnitude of the quake and tsunami that wreaked havoc at Fukushima Daiichi. But the disaster wasn't unimaginable. In fact, workers periodically discussed among themselves the risks of the facility's location. "I always wondered why you would build a nuclear site this size in an earthquake zone right on the ocean," said one worker, who requested anonymity because TEPCO had not granted him permission to speak to the press. Sitting in a small karaoke bar in the nearby city of Minami-soma, the worker was at the plant on March 11, 2011 and worked almost continuously through the spring, summer and autumn to try to contain the crisis.

TEPCO's senior management and Japan's nuclear regulators wondered about the risks, too, this worker noted. When the licenses for the Fukushima Daiichi generating stations were granted in 1966 and 1972, they called for the plant to be able to withstand a wave cresting at 3.1 meters in height—a figure based on the size of a tsunami in Chile in 1960.

MORE: Asia's 25 hottest people in business

As recently as 2008, according to the Japanese government's interim report into the accident released at the end of last year, TEPCO reevaluated the tsunami risks at the plant. New simulations the company ran showed waves could reach as high as 15 meters—chillingly, almost the exact height of the biggest wave that smashed into the coastline on the afternoon of March 11.

TEPCO didn't believe the simulation was reliable.

As a Japanese government investigation into the nuclear accident concludes, in understated but withering prose: "TEPCO still did not take concrete measures against the possibility of tsunami," because it didn't trust the new model that had generated that result.

The report is equally critical of the nuclear regulatory agencies in Japan. "The investigation committee is unable to find efforts of the regulatory organizations concerned" to determine whether adequate defenses against possible tsunamis were in place.

Japan would pay dearly for that. Two TEPCO workers, in the process of inspecting unit number four, were killed instantly when the largest of the seven waves struck the plant site. The cooling systems for the reactors that were operating and the plant's spent fuel pools were disabled when backup generators failed.

The ensuing chaos and confusion—at TEPCO headquarters and at the plant site—would lead to a series of early missteps that would eventually cause hydrogen explosions at three of the reactor units, blasts that released damaging levels of radioactive material in the atmosphere and seawater. "I thought we were done," recalls Masao Yoshida, the plant manager. "I thought we would lose control over the reactors completely."

Heads in the sand

Nuclear safety in Japan historically has been predicated on making sure plants could withstand "design basis accidents."

Translation: an accident that the plant has been designed to deal with automatically. What happened a year ago went far beyond that. The industry calls the accident at Fukushima Daiichi a station blackout, or an SBO.

In the United States, in the 1980s and 90s, regulatory authorities and nuclear operators began planning for the possibility of station blackouts, in which a nuclear plant loses all sources of power, just as Fukushima Daiichi did last year. They began installing what Satoshi Sato, a nuclear industry consultant in Tokyo, calls "defense in depth," which means there are both redundant and diverse mechanisms in place intended to cope with accidents, up to and including SBOs.

TEPCO and Japan's nuclear regulators say they did have redundant power sources in place—the on site diesel generators that also eventually failed after the tsunami struck. (Despite sitting within a few hundred yards of the Pacific ocean, the generators were not designed to withstand flooding.)

But Japan never even tried to prepare for station blackouts. Even as the rest of the world moved on, says Sato, the feeling in Tokyo was, "SBOs are not conceivable; don't even think about it."

Critics of the industry in Japan say there is a basic reason for that. Historically, the government and the power companies spent more time and energy trying to convince the public that nuclear energy was safe than it did actually trying to make nuclear energy safe. Says Sato: "we spent ten times more money for PR campaigns than we did for real safety measures. It's a terrible thing."

"A Tough Moment"


When Shimizu walked into Kan's office in the early hours of March 15 of last year, the Prime Minister was surrounded by the key officials from his office and various ministries trying to cope with the ongoing crisis.

Kan told the TEPCO executive that his plan to withdraw from Fukushima Daiichi was unacceptable. "There's no way you can leave the site." Shimizu, according to Kan, didn't protest. "I understand," he replied. TEPCO has denied through its press spokesmen that it ever intended to pull out entirely from the plant and Shimizu has declined to talk to the press. Kan, in his interview with Fortune, was adamant in his language about what Shimizu said he wanted to do: "Tettai," he said in Japanese. Withdraw.

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Kan said he then told the Shimizu that they needed to set up a joint nuclear task force at the company's headquarters, so lines of communication might be improved. Kan wanted to reinforce the message at TEPCO, and so he drove to the headquarters shortly after Shimizu had left.

At around 5:45 that morning, he addressed some 200 TEPCO employees, including Shimizu and the chairman, Tsunehisa Katsumata, and told them that he knew they faced "a tough moment."

In the days that followed the station blackout, many of TEPCO's on site workers went to extraordinary lengths to cope with the chaotic and deteriorating situation. They scrambled to the site's parking lots and scavenged car batteries to try to generate power to open key valves at the reactors.

When the government gave the orders to vent the primary containment vessels of the operating reactors, an important step to diminish the pressure building up inside, workers popped potassium iodide tablets and were told they had only 17 minutes to work, lest they be exposed for too long to radiation levels that were dangerously high.

The man at the center of this, TEPCO's point man during the crisis, was Masao Yoshida, the site manager at Fukushima Daiichi. He had also been frustrated in the firstdays of the crisis by what he felt was bad information Kan and other key people in Tokyo were getting.

Yoshida understood better than anyone involved that getting water onto the reactors and into the spent fuel pools was the most important thing that needed to happen. But at one point, more than a day into crisis and—after a hydrogen explosion had already damaged reactor unit one—the powers that be in Tokyo got sidetracked, at least in Yoshida's view, by a discussion about "re-criticality."

Kan wanted to know whether the exposed core could still create a fissile reaction, complicating the effort to achieve a "cold shut-down" (which to this day remains the ultimate end game at Fukushima Daiichi.) According to the detailed account of an independent investigative commission led by Yoichi Funabashi, one of Japan's most respected journalists, the discussion somehow got tangled up with the question of whether to try to pump seawater into the reactors.

Yoshida, with the situation at the plant deteriorating rapidly, thought this discussion was a complete waste of time. He was thus stunned, according to the Funabashi Commission report, when on a conference call with Shimizu and TEPCO's chief liaison with the government, Ichiro Takekuro, he was told to delay the spraying of seawater onto the exposed reactors.
This, in Yoshida's view, was exactly the wrong thing to do at that moment.

So during the call, Yoshida motioned another employee over and whispered to him that even though he would now order a halt to the seawater injections—so the officials in Tokyo could hear him doing so on the phone—he wanted everyone at the site to understand that they should disregard that order. Seawater needed to be sprayed onto the site—or they were going to be in worse trouble than they were already.

In any chain of command situation anywhere, it was nothing less than insubordination. In a Japanese context, what Yoshida did is practically unthinkable. Hierarchy is everything in Japan. It literally dictates how low you should bow when meeting someone else. (In late November, Yoshida stepped down as site manager, having been hospitalized with an undisclosed illness.)

Yoshida's decision in the face of crisis speaks volumes as to just how desperate the situation was then. "It was exactly the right thing to do," says Sato, the consultant.

Into the Fire



In the first hours and days following the earthquake and tsunami, investigators have found TEPCO personnel made also critical mistakes—a couple of which are still unexplained.

One involved a critical piece of equipment, known as an isolation condenser, which keeps the water level in the reactor constant even if offsite electricity is lost. On the night of March 11, TEPCO operators at the plant site belatedly recognized that the system was not functioning, and then once they did, tried and failed to open up manually a valve that had been closed.

The assumption that the system was working delayed the decision to "vent", or depressurize, the reactor unit, a mistake that, in the eyes of the government's interim report, led to the first huge hydrogen explosion at reactor one the afternoon of March 12.

The independent Funabashi report also questions why it took seven hours from the time Prime Minister Kan approved the plan to vent to the first attempt to execute it. All the while, more hydrogen was leaking into the reactor building.

Conditions inside the plant—and confusion just outside of it— may have precluded swifter action.

Yoshida had ordered his team to make preparations to vent reactors one and two shortly after midnight, and Kan, the Prime Minister, approved the plan at around 1:30am.

But there was no procedure to operate the vent valves without power, so Yoshida's operators had to figure out on the fly how to do so manually—and then take potentially fatal risks to try to make it work.

At the same time, the government wanted to make sure residents who still remained in the area around of the plant were evacuated. It would be several hours before that happened, in part because the residents had no idea in which direction they were to flee.

Shortly after 9 in the morning of March 12, Yoshida dispatched the two teams. Both had volunteered to go into the reactor, knowing that radiation levels were dangerously high. Each headed to different sections to open critical valves.

The first team succeeded and quickly withdrew. But as the second team entered, their "dose rates" — their exposure to radiation—immediately spiked. One of the operators was instantly exposed to 106 millisieverts of radiation, above the 100 "emergency dose limit" mandated by TEPCO.

The team was pulled out immediately, having failed to open the necessary valves to reduce pressure in the reactor. It took until 2:30 that afternoon—almost 24 hours after the earthquake —for venting of reactor one to commence.

Just over an hour later, at 3:36, the massive explosion shook the site.

Over the next three days, two more hydrogen blasts followed, one at reactor three, and one at unit four, which had been offline at the time of the tsunami.

In the desperate days just after the accident, there was no single event or decision that brought the situation back from the brink. Yoshida's decision to ignore the order against spraying seawater was important. The eventual ability of the Japanese military, police and fire department units, using multiple water cannons and fire trucks, to get to the site and douse it with seawater prevented the crisis from becoming even worse.

If there was a making-it-up-as-they-went-along quality to the effort, it's because they were: the defense forces didn't even have a site map for Fukushima Daiichi when its personnel first arrived.

Still, starting from about March 17, Kan told Fortune he felt "we were creating a defense line, we were pushing back against the enemy.'' Radiation levels, while still high, had stopped increasing. Days later some electricity was finally restored to the site.

But it would be a long time before Kan or anyone else felt any sense of relief. On July 19th, TEPCO said it believed it had stabilized the temperature inside the reactors -- an important step toward the goal of "cold shutdown." That was the first day, Kan says, when he could effectively exhale, when he thought "the worst was over."

The Funabashi commission report points out in withering detail that the Japanese government never gave its citizens a realistic sense of just how long it would take to get control of the disabled plant, nor what the ongoing risks were as radiation continued to be emitted from the site. Arguably, it still hasn't.

On December 16, Kan's successor, Yoshihiko Noda, announced that the stricken reactors at the Fukushima Daiichi nuclear power station had reached "a state of cold shutdown." Japan's worst-ever nuclear accident, the Prime Minister said, had finally been brought under control.

The moment was meant to be a calming milestone, psychological balm for a wounded country in the process of trying to heal. The only problem with it, as workers today at the nuclear power plant, will tell you, is this: it wasn't true then, and it's still not true today. "The coolant water is keeping the reactor temperatures at a certain level, but that's not even near the goal [of a cold shut down,]" says an engineer working inside the plant. "The fact is, we still don't know what's going on inside the reactors."

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MessageSujet: Déconfinement primaire de l'unité 3   Lun 23 Avr 2012 - 8:10

Déconfinement primaire de l'unité 3 avoué implicitement par Tepco 6 mois après sa découverte
23/04/2012
Source : Gen4 : http://www.gen4.fr/

Il faudra se résoudre pendant encore longtemps à admettre cette situation.
Les Japonais ne peuvent pas avouer (culturellement parlant) ce qu’ils n’ont pas admis au départ.
Ci-joint quelques éléments de l’article du site gen4.

Tepco continue à révéler des découvertes, pourtant anciennes, au compte-gouttes !
Bon, encore un mauvais point pour la prétendue "transparence" des informations nous provenant de Tepco : le 14 novembre 2011, Tepco avait relevé avec l'un de ses premiers robots "Packbot" un débit de dose de 1.6 Sv/h au Nord-Est du niveau 1F3. Ce que l'opérateur avait juste oublié de signaler, c'est que l'intervention s'était déroulée au niveau du equipment hatch du confinement, autrement dit d'un gigantesque "bouchon" en béton qui verrouille l'accès à l'intérieur de l'ampoule en béton du confinement et qu'il s'était visiblement rendu compte que quelque chose d'important s'était passé à ce niveau lors de cette inspection.

Un problème majeur découvert le 14 novembre 2011 et "révélé" le 19 avril 2012
Le bouchon (plug) a manifestement reculé et un espace (crevice = crevasse, fente notez l'euphémisme sur le document Tepco) est nettement visible sur la partie droite du hatch.

Notez sur le schéma ci-dessus (à voir sur le site) que le bouchon doit effleurer en position fermée le renforcement du confinement, or sur la photo il semble avoir reculé d'au moins 2 mètres ! Sur la droite du schéma, il est possible de visualiser qu'un autre bouchon ferme le sas au niveau de la cuve PCV. Or il est évident que, si le bouchon extérieur a "sauté", le bouchon intérieur, beaucoup plus léger, a dû également souffrir.

Le croyez-vous : un "robot biologique" s'est approché de longues minutes de la "crevasse" du hatch afin d'essayer de filmer ce qui se passe à l'intérieur ?

Tepco demande à des travailleurs de filmer dans une zone à plus de 1Sv/h !

Soit aucun des petits robots n'était disponible soit aucun n'était capable d'effectuer cette tâche aussi ce sont deux travailleurs en chair (à rem) et en os qui ont été sollicités par l'opérateur pour aller filmer le 18 avril l'intérieur du equipment hatch dont nous avons beaucoup parlé récemment.
Pour une intervention limitée à 4 minutes dans la salle du sas, leur exposition a été de 8 mSv, ce qui équivaut à un débit de dose moyen de 0.12 Sv/h, avec des zones probablement bien plus "mordantes".

Le débit de dose maximum sur la zone était d'ailleurs relevé par le robot Packbot à 1.6 Sv/h le 19 novembre 2011 ; l'observation était faite au niveau du rail droit du plug, qui, rappelons-le, était alors bizarrement indiqué comme "fermé" sur le schéma fourni à l'époque par Tepco alors qu'il est visiblement largement ouvert sur la photo prise par Topy.
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MessageSujet: Re: Les informations   Lun 23 Avr 2012 - 14:10

KLOUG a écrit:
Tepco demande à des travailleurs de filmer dans une zone à plus de 1Sv/h !
Le fonctionnement criminel de cette société est avéré depuis longtemps.
Pourquoi laisse-t-on TEPCO gérer seul le désastre alors que cette société n'a jamais pu se conformer à la norme dans un fonctionnement normal ?
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jsp
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MessageSujet: Re: Les informations   Lun 23 Avr 2012 - 14:48

http://ajw.asahi.com/article/behind_news/politics/AJ201204230001
Although he has been criticized for flip-flopping on his energy policy, industry minister Yukio Edano now said Japan is moving to eliminate nuclear power with a target date in mind.
“We are working to cut reliance on nuclear power to zero in 40 years, in principle, at the latest,” Edano told reporters on April 21 after he appeared on a TV Tokyo Corp. program in which he referred to a government-sponsored bill that basically limits the life of a nuclear reactor to 40 years.
He said that a consensus has been reached that no new reactors, except for those currently under construction, will be built in Japan under present circumstances. Edano, minister of economy, trade and industry, has been criticized for often reversing his stance on nuclear power.
While it is still not clear if Japan will be nuclear free in 40 years, since the bill allows exemptions, his comments suggested that the nation in the long run is moving away from nuclear power as a major energy source.
Edano said in the TV program that he is opposed to compulsory measures to save energy such as last year’s rolling blackouts in Tokyo and the surrounding region, served by Tokyo Electric Power Co., and the edict requiring major consumers to cut their electricity use by 15 percent during the summer.
Instead, he called for the utmost efforts by businesses and the public to voluntarily save energy this summer to weather a possible power shortage that has been forecast by the government.
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MessageSujet: Re: Les informations   Lun 23 Avr 2012 - 14:59

http://mainichi.jp/english/english/newsselect/news/20120423p2a00m0na011000c.html
No evacuation plans for 4.42 million residents near nuclear plants
Even after the disaster at the Fukushima No. 1 Nuclear Power Plant, almost all local governments in Hokkaido and 20 other prefectures are without comprehensive evacuation measures for a total of about 4.42 million residents within 30 kilometers of nuclear power plants, according to a tally by the Mainichi Shimbun.
Some of the municipalities are beset with potential traffic congestion and other problems and question if such evacuation programs are feasible in the first place. The Mainichi tally comes as the central government is trying to restart idled nuclear reactors despite the absence of sufficient evacuation measures across the densely populated country.
In the aftermath of the Fukushima nuclear crisis, in March this year an expert panel of the Nuclear Safety Commission of Japan drew up a midterm report in which the government had decided to expand emergency planning zones (EPZs) within a radius of 8 to 10 kilometers of nuclear power plants to the 30-kilometer radius urgent protection action planning zone (UPZ).
A proposed nuclear regulatory agency will formally designate such zones and carry out simulations.
According to Kenji Tani, an associate professor of human geography at Saitama University, the combined population within 30 kilometers of 54 nuclear reactors, including four now-defunct nuclear reactors at the crippled Fukushima nuclear power plant, comes to about 4.42 million, based on the 2005 census. About 930,000 people live within 30 kilometers of the Tokai No. 2 Power Station owned by the Japan Atomic Power Co. in Ibaraki Prefecture.
The Mainichi contacted Hokkaido, Kyoto, Nagasaki and 18 other prefectures which host nuclear power plants or some of whose municipalities are located within a 30-kilometer radius of nuclear power plants.
Only Hokkaido says it has an evacuation plan to transport 75,000 residents near the Tomari Nuclear Power Plant in a fleet of 1,500 buses. Excluding Gifu Prefecture, which has no population in the 30-kilometer zone, the 19 other prefectures say they are contemplating evacuation measures or will study such steps. Ibaraki Prefecture says it is "very difficult" to map out evacuation measures.
Many of the prefectures in the Mainichi survey are projecting evacuations by car. Due to a small number of roads and bridges in these regions, areas with sizable populations and limited evacuation routes may face heavy traffic congestion and leave evacuees stranded.
Only Saga and Nagasaki prefectures have secured possible evacuation centers for residents within 30 kilometers of the Genkai Nuclear Power Plant belonging to Kyushu Electric Power Co. and assigned them by area to such places as schools and community halls outside the 30-kilometer zone. Both prefectures consider private vehicles as an emergency means of transportation in principle but will study in the future how they are going to evacuate residents without cars.
The survey also revealed that most prefectures have yet to consider or implement steps to evacuate inpatients and elderly people in need of nursing care. Only Fukuoka Prefecture, where a portion of its western edge falls within the 30-kilometer zone, says it can accommodate inpatients at designated hospitals in case of disaster.
Nagasaki Prefecture says it is difficult for them to find hospitals with empty beds. Shimane Prefecture says it is necessary to evacuate residents in cooperation with municipalities across prefectural borders but that there is a limit to what local governments alone can do to coordinate evacuation plans.
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MessageSujet: Re: Les informations   Jeu 26 Avr 2012 - 19:14

Bonsoir
Bien que Fukushima s'éloigne de plus en plus de nos esprits, nous tentons d'avoir des informations.
Certes le travail sur le site continue mais les aspects techniques ne sont révélés que bien après la date où ils ont été connus.

Nous vous donnons ici quelques sites à visiter. Ils essayent de suivre de très près l'accident de Fukushima. :
Vu sur le site http://fukushima.over-blog.fr/ de Pif

Et là, c'est dans le style "Clowns pas drôles du tout" la dernière de TEPCO : le monitoring des balises de Fukushima Daïchi
Article par Geoffroy AUNEAU
Depuis cet hiver, les valeurs des balises situées autour de l’enceinte du site de Fukushima ont connu des baisses parfois ponctuelles liées à la présence de neige (l’eau fait office d’écran contre la radioactivité). Mais depuis le mois de février, régulièrement, la valeur d’une balise baissait significativement pendant la semaine : toujours entre 8h-12h et 13h-17h, le travail du personnel de la centrale était à l’œuvre pour faire baisser les valeurs d’irradiation.
Par le document du 20 avril 2012 (lien), Tepco a pu donner quelques explications sur ce travail.
Tepco souhaitait avoir une irradiation inférieure à 10 µSv/h sur l’ensemble des balises installées sur le site, excepté les balises temporaires qui ne sont pas concernées : Main Building (255µSv/h), West Gate (9µSv/h) et Main Gate (25 µSv/h). MP1 n’a connu aucuns travaux car sa valeur est de 4µSv/h. Les autres balises MP2 à MP8 ont bien connu une décontamination dans un rayon de 20 à 30 m autour d’elles. Les méthodes utilisées sont : élagage des arbres, enlèvement d’une partie du sol et surtout construction d’un mur d’1,60 m à 2,5 m de haut et d’épaisseur 30 cm autour des balises ayant des valeurs très élevées (MP6, MP7 et MP8).

Et comme dit quelqu'un dans les commentaires : "à 500 m sous terre dans des châteaux de plomb, ça serait parfait !"

Une petite visite sur http://www.gen4.fr/ pour voir la construction du fameux barrage pour empêcher les fuites de l'installation, ses sous-sols et peut-être même de la nappe phréatique vers l'océan.

Voir aussi le site d'un résident au Japon (en anglais) http://ex-skf.blogspot.fr/.

J'avoue ne plus avoir le courage d'aller sur les sites officiels japonais (jaif, mext, etc...). No

A bientôt
KLOUG
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jsp
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MessageSujet: Re: Les informations   Ven 27 Avr 2012 - 12:49

construction d’un mur d’1,60 m à 2,5 m de haut et d’épaisseur 30 cm autour des balises ayant des valeurs très élevées
si ce n'est pas la création d'un artefact, ça ! Twisted Evil
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MessageSujet: Re: Les informations   Ven 27 Avr 2012 - 22:26

... ca serait quand même plus simple (et moins couteux) de les débrancher ces maudites balises.
Oups, j'ai cassé le thermomètre. Réjouissez-vous, vous n'avez plus donc plus de fièvre clown

Et dans la série "cachez moi cette radioactivité que je ne saurais voir", en ce 26ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, la construction d'un nouveau sarcophage a été inaugurée. Un sarcophage pour cacher l'ancien sarcophage. Les poupées russes, ou ukrainiennes en quelques sortes (Sujet dans la rubrique actualité)
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jsp
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MessageSujet: Re: Les informations   Lun 30 Avr 2012 - 18:17

raz-de-marée en Méditerrannée : hors sujet, certes, mais mot-clé = tsunami 津波
http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2012/04/29/la-vengeance-de-poseidon-etait-bien-un-tsunami/
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AimelleB
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MessageSujet: Re: Les informations   Jeu 3 Mai 2012 - 22:07

@ jsp: merci pour le lien!
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Invité
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MessageSujet: Re: Les informations   Ven 4 Mai 2012 - 13:25

Bonjour
Article des Echos
http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202046135106-cette-nuit-en-asie-petrole-chen-guangcheng-nucleaire-319701.php
Le dernier réacteur nucléaire japonais sera arrêté samedi

Le dernier réacteur nucléaire en marche au Japon est programmé pour être arrêté samedi. C'est un tournant historique pour un pays qui il y a à peine un an était encore l'une des plus grandes puissances nucléaires mondiales.

L'arrêt complet des 50 réacteurs du pays laisse le Japon sans pouvoir nucléaire pour la première fois depuis 1966. Un événement majeur qui découle directement du traumatisme qui avait touché la population nippone après la catastrophe de Fukushima et entamé sa confiance en l'énergie nucléaire.

Cet arrêt ne sera cependant pas définitif, même si la durée durant laquelle le pays restera sans réacteur en marche est encore incertaine. La plupart des réacteurs ont été arrêté pour de la maintenance de routine, et le gouvernement japonais pousse pour en redémarrer deux d'entre eux à l'ouest du pays avant le traditionnel pic de consommation de l'été prochain. Le gouvernement s'inquiète en effet de problème d'alimentation en énergie si tous les réacteurs du pays, qui produisent environ 30 % de l'électricité au Japon, restaient éteints.


KLOUG
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AimelleB
Trapéziste
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MessageSujet: Re: Les informations   Ven 4 Mai 2012 - 13:30

C'était l'un des pays les plus équipés en réacteurs, certes, mais la part du nucléaire ne représentait que 30%, pas 80%. Cela permet de réajuster sa politique énergétique.

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