Bonjour,
lors des déclenchements C1 ou C2, une fiche de relevé de contamination
est remplie par EDF. Elle comporte les indications recueillis "à chaud" auprès de l'intervenant : lieu de la conta, interventions, durée, types de visites ou autres. Un exemplaire de cet feuille doit être transmis à l'intervenant qui peut ensuite la faire remonter au PCR de sa société. Cela donne déjà une bonne base.
Le type de reflexion que j'ai sur ces contaminations est d'abord d'identifier au mieux le lieu de la contamination. Est ce sur le chantier ? sur le trajet ? Que je met ensuite en corrélation avec la zone contaminé. Cela permet de vérifier si le trajet n'a pas pu être contaminant. Ensuite, je me penche sur les tenues. Certains déclenchements C2 pourraient être évités si l'intervenant prenait une tenue à sa taille...Cela peut paraitre anodin mais c'est assez fréquent. Ces quelques vérifications rapides me permettent d'éliminer bon nombres d'hypothèses de contaminations hors chantier.
Concernant ensuite la cause due au chantier, je prend aussi les 5M.
Matière : sans objet à mon sens
Méthode : c'est rare qu'une gamme entraine une contamination. Ou cela veut dire qu'elle a été mal pensé dés le départ et dans ce cas, seul le professionnalisme et l'expérience des intervenants peut empêcher un mauvais geste. Des différents CdT rencontrés, ce n'est pas une piste à creuser.
Main d'œuvre : du temps ou j'ai joué un peu au SPR, j'avais constasté une chose : la majorité des déclenchements venaient soit de vieux cowboys qui travaillaient avec les méthodes d'antan, très bien mais peu sécurisés, soit de jeunes intervenants, qui n'avaient pas encore tous les réflexes propres à un type d'interventions. L'oubli de se contrôler au Mip 10 par exemple sur un chantier à risque entraine une absence de vérification de contamination avant passage au portique. C'est une manière simple d'éviter un déclenchement. On est alors sur des soucis d'informations (plus que de formations). Comment éviter de se contaminer ? Contrôler votre chantier et vous même régulièrement.
Matériel : ça dépend du type d'intervention je pense. Certaines personnes avec qui je travaillais aimaient bien passer un gros aimant d'enceinte autours de tuyauteries avant intervention. Ils récupéraient beaucoup de limaille et poussière source de contamination et d'irradiation. Cela ne fait pas partie du matériel "réglementaire" mais beaucoup de CdT ont deux-trois trucs et astuces dans leurs besaces qui œuvrent de manière significative à la réduction des doses ou protection contre la contamination. Ensuite, le matériel dédié aux chantiers n'intervenaient que peu dans la protection de l'intervenant, équipement de protection mis à part.
Milieu : avec la formation et l'expérience des intervenants, je crois que c'est un point important. Un exemple : Certaines ouvertures de tuyauteries nécessite la mise en place de petits sas de dépression juste à l'ouverture des lignes. La dépression à l'ouverture permettre de récupérer les quelques poussières potentiellement contaminés, et le fluide contenue sera récupéré plus facilement, au lieu de couler par terre ou sur la manche de l'intervenant. Cependant, la mise en place de ces sas peut être contraignante, que ce soit en terme de dosimétrie ou en en temps de montage de sas par rapport au temps d'intervention. Ils ne sont donc pas systématiques. Il va en de même avec le vinylage de caillebotis ou autres protections collectives. Sans parler des affichages pas à jour ou des contrôles avant travaux pas effectués.
Du coup, pour remonter à la source et cause de contamination, je faisais un état des lieux de environnement chantier, ainsi qu'une appréciation des gestes sécurités de l'intervenant. Dans mon monde de bisounours, ça marche très bien. Je me heurtais par contre assez régulièrement à de l'incompréhension de la part des intervenants (crainte d'une sanction si mauvais geste effectuée ou pas de remise en cause d'un chantier qui suit à la lettre évidemment toutes les consignes RP).
J'ai bien essayé de mettre tout ça dans une jolie trame, mais la situation variait entre chaque individu et chantier (manque de méthode de ma part peut-être à cette époque). Par contre une causerie sécurité tracé dans une note lambda, avec ensuite remontées des causes-conséquences dans un tableau excel apporte un bon REX permettant d'identifier si la priorité est à la formation, à l'information ou à la mise en place de protections supplémentaires.
En espérant que ce petit topo te donne un coup de main. Tu gère ça comment pour l'instant ?
klax
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