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 contamination surfacique

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benjamin14
Funambule
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MessageSujet: contamination surfacique   Mar 7 Sep 2010 - 11:11

Bonjour à tous,

La limite de contamination surfacique en CNPE est définie à 4Bq/cm2 en béta et 0,4Bq/cm2 en alpha.
Le facteur de pondération Wr beta=1 , alpha=20.
Pourquoi le niveau de contamination est il seulement dix fois plus faible, alors que sa dangerosité est 20 fois plus forte? Pourquoi pas 20fois plus faible pour avoir égalité de dose entre les 2 rayonnements?
Je ne sais pas si je suis très clair mais merci quand meme.
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MessageSujet: Re: contamination surfacique   Mar 7 Sep 2010 - 11:43

Bonjour
Il ne faut pas confondre activité avec dose absorbée et même dose équivalente.
Ces vieilles valeurs en activité surfacique sont issues d'un ancien texte de l'AIEA qui date de 1962 puis 1966. J'en avais fait la recherche récemment mais sans en garder la trace.
Donc c'est un nombre de rayonnements émis par unité de temps et unité de surface.
Vous trouverez fréquemment exprimé ce principe de précaution (oui déjà) avec un facteur 10 arbitraire.
Mais pas que ! Les particules (ou aérosols déposés ou contamination labile) contenant des émetteurs alpha ont plus facilement tendance à se remettre en suspension. C'est assez physique quand on pense à l'énergie du noyau de recul (chose que vous n'avez pas avec des émetteurs bêta). Mais il y a d'autres phénomènes intervenant dans cette remise en suspension.
Donc on a le souci d'avoir une contamination inférieure en alpha.

Ensuite la dose absorbée est une mesure physique (J/kg). Vous savez également que tous les becquerels n'ont pas le même poids. Vous savez aussi que l'exposition est interne pour les alpha et peut être les deux pour les bêta.

Dans le domaine des effets stochastiques (ou des faibles doses) on a créé artificellement une grandeur pour rendre compte de la nuisance biologique des rayonnements. Le sievert ne s'utilise que dans ce domaine particulier.
Et grâce à des gens comme Rolf Sievert on sait que les alpha avait 20 fois plus de pouvoir de créer une nuisance biologique.
Chose sur laquelle on est en train de revenir ou plutôt de réfléchir car il y a de nombreuses publications actuelles dans le domaine de la recherche en radiobiologie montrant que ce n'est pas si évident.

Vous pourriez d'ailleurs faire la remarque : on prend un facteur 10 pour la contamination mais finalement une même dose absorbée avec des alpha ou des bêta donne le même nombre de joules par kilogramme.

Donc pas de liaison à faire entre une activité surfacique et une dose équivalente.
J'espère ne pas avoir été trop fumeux.

KLOUG



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Klax
Homme-canon
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MessageSujet: Re: contamination surfacique   Mar 7 Sep 2010 - 11:55

Il n'y aurait pas aussi une histoire de limites de détection sur les appareils du moment ? ça me parait curieux comme justification mais sait-on jamais...

Citation :
J'espère ne pas avoir été trop fumeux.
Pas plus que d'habitude... vais me faire taper...

_________________
J'aime pas les matins...


Dernière édition par Klax le Mar 7 Sep 2010 - 12:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: contamination surfacique   Mar 7 Sep 2010 - 11:58

Non
Rien à voir !
Certains appareils (pas n'importe lesquesl atention) peuvent descendre à 0,04 Bq/cm2 en alpha.
KLOUG
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MessageSujet: Re: contamination surfacique   Ven 12 Nov 2010 - 11:02

Bonjour,

Je relance ce sujet parce que, subitement, je me sens un peu coupable d'obliger les utilisateurs de mon labo à re-décontaminer leur paillasse dès que j'obtiens une mesure nette supérieure au seuil de décision. Ce qui nous donne des valeurs de l'ordre de 0,05 Bq/cm2 compte tenu du rendement de frottage et de la conversion des cpm en dpm par le compteur à scintillation.
J'ouvrirai un sujet sur ces calculs de machine, qui ne sont pas complètement clairs dans ma tête.
Mais aujourd'hui ma question est plus cornélienne :
Faut-il se caler sur les limites réglementaires et laisser les utilisateurs tranquilles quand les activités surfaciques sont inférieures à 0,4 Bq/cm2 (en prenant le seuil le plus contraignant) ?
Faut-il au contraire continuer à les tyranniser au moindre becquerel décelable, vu que je suis moi-même obligée de le faire pour les appareils à réviser ou les parois des poubelles ?
J'ai bien conscience, avec la deuxième (et actuelle) option, d'appliquer le principe de base "Y'a pas de raison que ce soient toujours les même qui se compliquent la vie", mais tout de même ... marre
"Et la foudre qui va partir - Toute prête à crever la nue - Ne peut plus être retenue - Par l'attente du repentir"
(stances de Polyeucte)
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MessageSujet: Re: contamination surfacique   Ven 12 Nov 2010 - 11:52

Bonjour
Les limites réglementaires que tu évoques pour une activité surfacique inférieure à 0,4 Bq/cm2 (en prenant le seuil le plus contraignant) concerne les transports. Il n'y a pas dans la réglementation classique de valeurs limites.
Par contre il est dit que l'employeur doit prendre toutes les mesures pour éviter la dispersion de substances radioactives.
Article R. 4451-24
Dans les zones où il existe un risque d'exposition interne, l'employeur prend toutes dispositions propres à éviter tout risque de dispersion des substances radioactives à l'intérieur et à l'extérieur de la zone.

C'est précisé aussi dans l'arrêté zonage.
Ce qui veut dire qu'il faut effectivement éliminer dès que c'est possible et dès qu'on l'a détecter les contaminations de surface.
Cela est évidemment très dépendant de l'appareil de mesure.
Mais tout opérateur doit avoir des appareils de contrôle et s'en servir ! Il verra tout de suite s'il y a des contaminations importantes ou pas. Il doit le faire à des étapes clés de son protocole.
Maintenant tu peux avoir des procédures définissant des valeurs. Cela passe par quelques calculs ou utiliser des valeurs dans des documents comme "radionucléides et radioprotection".
On peut justifier de laisser une contamination fixée par exemple. A voir à quelle valeur quand même

Enfin on voit bien qu'un contrôle approximatif (ou un peu trop hâtif) et mal enregistré (sur du tritium pas facile à détecter) donne lieu à une déclaration d'incident niveau 2.
C'est ce que nous vivons avec l'incident de Valduc.

KLOUG
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MessageSujet: Re: contamination surfacique   Ven 12 Nov 2010 - 14:43

Bonjour Kloug,
Merci pour ta réponse ... qui en appelle illico une deuxième sic
Parce que j'ai suivi ton conseil et regardé plus attentivement les fiches pratiques dans "Radionucléides et radioprotection". Mais est-ce que j'ai bien lu ? Pour le tritium, la valeur limite de contamination surfacique labile serait de dix kilo-becquerels par centimètre carré ? ! Mais c'est énorme ! Je ne me permettrais jamais de confier à MPE un appareil aussi d****sse.:pig:
Il me semble justement que l'incident de Valduc épingle les conséquences d'une erreur d'enregistrement (cliquer la case "neuf" à la place de "contenant des résidus de tritium", c'est vite fait), si l'on ne vise pas le niveau Zéro contamination ...
Mais peut-être que j'ai mal compris ces histoires de limites pratiques. En tout cas je me sens plus à l'aise avec l'instruction de "prendre toutes dispositions propres à éviter tout risque de dispersion des substances radioactives", elle me semble plus raisonnable même si elle nous complique un peu le travail.
C. L.
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MessageSujet: Re: contamination surfacique   Ven 12 Nov 2010 - 15:14

Bonjour
Attention les valeurs données dans l'ouvrage concernent les zones réglementées avec utilisation de paillasses, sorbonnes et autres boîtes à gants. Mais même avec les valeurs préconisées dans l'ouvrage, j'ai toujours considéré qu'il fallait avoir les surfaces les plus propres possibles.

Ça c'est de la bonne radioprotection et surtout inculqué le fait du contrôle. Et dire aussi qu'on peut faire une erreur § surtout si on la met en évidence rapidement.
Pour dire que je n'ai pas forcément utilisées les valeurs indiquées. D'ailleurs je ne manipais plus beaucoup quand la dernière version du livre est sortie. Pour moi d'ailleurs je n'aimais pas bien le mot "limite".

Pour ce qui sort à l'extérieur il y aura forcément le code du transport à appliquer et donc les valeurs que tu citais.

KLOUG
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MessageSujet: Re: contamination surfacique   Ven 12 Nov 2010 - 16:45

Me voilà rassurée.
Il ne me reste plus qu'à affiner les limites des mesures elles-mêmes, par exemple comprendre ce que signifient les valeurs du paramètre tSIE quand on choisit la correction de quenching avec le standard externe, sur le Tricarb. Mais ce sera pour la semaine prochaine.
Bon week-end
C.L.
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MessageSujet: Re: contamination surfacique   Ven 12 Nov 2010 - 18:32

Le tSIE permet de mesurer la qualité de la transmission de l'émission Bêta au travers du soluté. Il varie de 0 à 1000.
Un échantillon très pur ( non quenché ) aura un tSIE proche de 1000, un autre très quenché aura une valeur beaucoup plus basse, 250 par exemple.
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SW
Trapéziste
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MessageSujet: Re: contamination surfacique   Ven 12 Nov 2010 - 20:02

Absolument.

Sinon, Cécile, issu d'une version antérieure du document que tu connais :

Citation :
Afin d’estimer le taux de quenching de l’échantillon, une source dite externe est utilisée. Il s’agit d’une source de baryum 133 émettant des photons gamma de basse énergie. Elle active le scintillateur et une transformation spectrale est appliquée au spectre de Compton afin
d’éliminer toutes les interférences du comptage. L’index spectral est calculé à partir du spectre transformé. Ceci produit un paramètre, très bon estimateur du quenching, le tSIE (transformed Spectral Index standard), indépendant des interférences de comptage.
Concrètement, avant chaque comptage d’un échantillon, la source est extraite de son logement, présentée devant les photomultiplicateurs et une transformation du spectre est effectuée afin d’estimer le tSIE de l’échantillon compté immédiatement après cette opération (...)

Il est ensuite nécessaire d'utiliser ce que l'on appelle des étalons standards "quenchés" pour construire des courbes reliant le rendement de détection et le tSIE pour tous les radionucléides d'intérêt (H3, C14, etc.).
Ainsi pour un échantillon lambda on aura une info sur le rendement de détection avec cette valeur de tSIE à condition d'avoir une idée du radionucléide mis en jeu, prendre le plus "pénalisant" en cas de doute ou refaire une mesure après éventuelle décroissance de l'un des deux...
D'expérience, il peut des fois être impossible de déterminer qui du tritium moyennement quenché ou du carbone 14 très quenché se trouve dans notre échantillon (rappel : le quenching a pour effet de "ratatiner" vers le bas les spectres en énergie).
J'ai des spectres d'étalons quenchés de H3 et de C14 (à des niveaux divers de quenching) qui sont quasiment des frères jumeaux.
Je digresse un peu, je m'en excuse...

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MessageSujet: Re: contamination surfacique   Lun 15 Nov 2010 - 10:59

Bonjour et merci pour vos réponses.
SW, le passage que tu cites était dans la version que tu m'as envoyée. J'ai lu ton document avec profit ... mais je n'ai toujours pas trouvé la coquille qui soi-disant restait dans ton texte !
Merci à toi, Kidou, pour les repères de valeur du tSIE. Mes mesures affichent des valeurs de l'ordre de 500 - 600 et j'en déduis que ce n'est pas trop mal pour des frottis, compte tenu du petit bout de filtre en micro-fibres et des poussières ramassées en frottant. Je suppose que ton exemple "très quenché", avec un tSIE de 250, trahirait un échantillon pire que douteux, si l'on cherche à savoir si la surface est contaminée ou pas.
Munie de ces débuts de connaissances, j'ai un peu moins peur du gros classeur "Operation manual", alors je vais essayer de comprendre le calcul-même de ce paramètre tSIE.
Je ne sais pas si je suis seule dans mon cas, mais travailler ces problèmes de métrologie avec ma formation de botaniste, ça me fait l'effet d'une rando de haute montagne après un entraînement de marche sur du plat, émerveillement et courbatures compris elephant
C.L.
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SW
Trapéziste
Trapéziste



MessageSujet: Re: contamination surfacique   Lun 15 Nov 2010 - 12:35

Bonjour,

Oui, ça peut vite devenir compliqué, surtout la scintillation liquide.
Et oui, des tSIE 500-600, c'est bon. Pour des frottis un peu plus sales, on a souvent l'ordre de grandeur indiqué par Kidou (environ 200).

Pour comparaison, avec mes toutes nouvelles courbes de quenching effectuées sur un tricarb 2700 TR upgradé en 2900 TR :

H3 : tSIE 500 => Rendement détection ~ 40 %
tSIE 600 => Rendement détection ~ 45 %
étalon standard (tSIE = 970, R = 59 %)

C14 : 500 => 94 %
600 => 95 %
étalon standard (tSIE = 990, R = 97 %)

@+

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