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 classement du personnel NON EXPOSE

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MessageSujet: classement du personnel NON EXPOSE   Mar 13 Avr 2010 - 15:01

Bonjour à tous,
je ne me suis pas encore présentée mais promis je vais prendre le temps...
Je voudrai vous faire part de mon scepticisme vis à vis du classement du personnel : Ayant eu comme prof LE MAITRE, j'ai toujours cru (comme l'indique le code du travail et le code de la santé publique) que le personnel exposé intervenant en zone réglementée, pour lequel on justifiait qu'il prenait moins de 1mSv à l'année, pouvait être classé en NON exposé, ce qui ne remettait en rien en cause le port dosimètre passif (celui ci étant lié à la zone de travail...).
Etant sans cesse en conflit avec les organismes agréés à ce sujet, j'ai alors pris le taureau par les cornes et contacté trois personnes :
- LE MAITRE, me confirmant cette possibilité
- un grand copain du maitre, par ailleurs expert CEFRI, formateur PCR cefri et co auteur des ouvrages PCR, qui m'a confirmé cette possibilité (lui aussi a été un excellent prof, j'avais bien retenu la leçon !)
- LA personne référente en RP au niveau de la DGT, pour ne pas le citer

Hors cette dernière personne m'indique que le classement d'une personne exposé en catégorie "non exposée" n'existe pas réglementairement parlant et que ce sont des règles internes au CEA. Il m'indique de plus que réglementairement parlant le suivi médical renforcé étant assujeti au classement du personnel, on ne pourrait transmettre les résultats de la dosimétrie au médecin du travail, puisque celui-ci ne serait en mesure de les gérer que si les personnes sont classées. En gros, le classement ne dépend pas de la zone mais un peu quand même (selon cette dernière personne).
Il ne serait donc pas cohérent de classer des personnes en Non exposé en leur faisant porter un dosimètre car personne ne pourrait collecter les données dans le dossier médical, ce qui pourrait causer quelques soucis dans le futur pour la déclaration de maladies professionnelles.
J'avance alors l'argument suivant : Pourquoi devrait-on classer du personnel en B alors que celui-ci reçoit moins de 1mSv par an : Dans ce cas, selon moi, on n'applique plus le principe d'optimisation puisque qu'on jugerai normal qu'une personne prenne jusqu'à 6mSv alors qu'en conditions normales elle n'est pas censé dépassée 1 !
A priori, pour lui, cette argument ne tient pas.....
Selon la personne de la DGT, une circulaire devrait sortir, indiquant la chose suivante : toute personne entrant en zone doit être classée SAUF si l'étude de poste justifie qu'elle prend moins de 1mSv par an !!! Alors là, j'ai du louper un épisode car c'est ce qu'on doit faire depuis au moins 2003 ! Ca voudrait dire que tant que cette circualire n'est pas sortie, on n'est pas obligé de faire d'étude de poste ! (ironique)

Etant consultante en radioprotection, je suis tous les jours mises en défaut sur ce point par les organismes agréés. Je suis par ailleurs JEUNE+FEMME ce qui n'arrange rien dans mon métier. Je suis du coup sans cesse décrédibiliser devant les clients qui pensent que je ne suis pas compétente... (dommage pour une EX Master RP CEA Grenoble !...)

PLEASE HELP !!!
Pouvez vous m'indiquer votre point de vu
Merci d'avance pour vos conseils

CLA
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MessageSujet: Re: classement du personnel NON EXPOSE   Mar 13 Avr 2010 - 15:38

Bonjour

Étant donné que je suis concerné, voila une polémique qui va naître avec la DGT !

Pas de liaison entre étude de poste et zonage (dixit la circulaire ASN-DGT du 18 janvier 2008 sur le zonage. Mais finalement oui quand même un peu !
Rien d'écrit dans la réglementation de manière expresse interdisant l'accès à une personne non exposée en CDI aux zones réglementées. Mais finalement oui aussi.

Définition réglementaire du travailleur exposé
Travailleurs exposés
Travailleurs, salariés ou non, soumis dans le cadre de leur activité professionnelle à une exposition à des rayonnements ionisants susceptible d'entraîner des doses supérieures à l'un quelconque des niveaux de doses égaux aux limites de dose fixées pour les personnes du public.

Concernant les conditions d'accès en zone réglementée
Article R. 4452-2. − L’accès à la zone contrôlée est réservé aux personnes à qui a été remise la notice prévue à l’article R. 4453-9.
Et enfin
Article R. 4453-3. − Les travailleurs exposés aux rayonnements ionisants ne relevant pas de la catégorie A sont classés en catégorie B dès lors qu’ils sont soumis dans le cadre de leur activité professionnelle à une exposition à des rayonnements ionisants susceptible d’entraîner des doses supérieures à l’une des limites de dose fixées à l’article R. 1333-8 du code de la santé publique.
Il s'agit bien de 1 mSv.
C'est écrit noir sur blanc !!


En fait derrière tout cet argumentaire de la DGT il y a plusieurs choses :
1) La DGT a une énorme crainte. Voir un déclassement massif des travailleurs exposés, qui ne bénéficieraient plus de la surveillance médicale renforcée.
Mais soyons lucides !
Aujourd'hui dans le domaine médical privé notamment, une masse considérable de personnes exposées ne voit pas un médecin du travail tous les ans. Et j'ai des preuves par dizaines et plus !!
Combien de ces travailleurs ont des dosimètres en-dessous des seuils de détection ? Certainement plus de la moitié.
Combien de médecins du travail vont cesser leur activité d'ici 5 ans ? Près de 30 % de ceux en activité aujourd'hui !
Il faut un moment arrêter de faire de l'angélisme et faire face à la réalité du monde.

2) l'IRSN n'enregistre que les doses des travailleurs exposés
Alors question bénéficiant d'une surveillance dosimétrique à chaque fois que quelqu'un entre en zone réglementée ou classé A ou B.
Et bien c'est la deuxième solution. Pas tout à fait normal non ?
A tel point que nous avons ouvert une base de données dosimétriques pour enregistrer les doses reçues par des travailleurs non exposés entrant en zone réglementés.

3) Et si toutes les personnes susceptibles d'être exposées devaient être classées ?
Les institutions ont déjà des difficultés pour faire face et enregistrer correctement les doses, ce serait bien plus compliqué encore.
Et quelle dépense au niveau financier (je dirai même quel gâchis) : entre les formations, les visites médicales (mais je vous ai dit qu'on manquait de médecins du travail !)
Je reprends à mon compte l'argument suivant :
Pourquoi devrait-on classer du personnel en B alors que celui-ci reçoit moins de 1mSv par an ?

4) Tout ceci ne peut se faire qu'en accord avec les personnes exposées, les partenaires sociaux et les directions !
Vous ne pouvez pas déclasser des gens qui sont proches du millisievert par an.
Par contre est-ce un réel problème de déclasser quelqu'un (après accord entre TOUTES les parties j'insiste !) qui serait susceptible de recevoir 0.1 mSv par an ?
Commençons donc par classer en catégorie B avec des dosimètres passifs trimestriels tous ceux qui ont des doses faibles. Et tirons en un solide retour d'expérience.

J'aime aussi l'argument suivant :
Selon la personne de la DGT, une circulaire devrait sortir, indiquant la chose suivante : toute personne entrant en zone doit être classée SAUF si l'étude de poste justifie qu'elle prend moins de 1mSv par an !!! Alors là, j'ai du louper un épisode car c'est ce qu'on doit faire depuis au moins 2003 ! Il me semble bien non ?

Je suis encore plus inquiet quand on me parle d'un nouveau texte (circulaire) à appliquer.
Ce qui est extraordinaire dans toute cette affaire c'est que la circulaire est généralement dédiée au personnel d'inspection et pas à tous ceux qui sont concernés par l'application de la réglementation....

Il va falloir quand même être un peu sensé si on veut que la radioprotection s'améliore !
Thierry tu me fâches !!!!

KLOUG PAS CONTENT Evil or Very Mad
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Laika
Trapéziste
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MessageSujet: Et les ni A ni B ?   Mar 13 Avr 2010 - 17:09

Bonjour,
J'ai lu avec attention vos arguments, étant toujours mal à l'aise avec les PdP spécifiques réservés aux travailleurs de Catégorie ni A ni B propre à une institution de recherche connue. Pour votre gouverne, j'ai eu la surprise de voir apparaitre les doses opérationnelles d'un travailleur non catégorisé étant entré sous PdP ni A ni B dans la base de donnée SISERI. Et je peux vous dire qu'il n'a pas de dosimétrie passive.
PCR de son employeur, je ne sais pas bien quoi faire de ces doses (nulles bien sures!).
Amicalement
Laika
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MessageSujet: Re: classement du personnel NON EXPOSE   Mar 13 Avr 2010 - 17:35

Salut,
ce problème est récurent et présent quasiment partout. Pour ma part j'ai cessé de me battre contre des moulins à vents.

J'ai même vu des cas plus extrême. Du personnel n'intervenant pas en zone et catégorisé B!
La raison: ce personnel appartient au groupe 1 (équipe spéciale d'intervention) en cas d'intervention en situation d'urgence radiologique.

La justification des chefs d'établissements:
ce personnel doit être apte aux travaux sous rayonnements, la catégorie B assure un suivi médical spéciale.
En les catégorisants B ils font l'objet d'un suivi radiologique trimestrielle.

Ce qui les a le plus ennuyé c'est lorsque nous leur avons dit que tout travailleur exposé amené à intervenir en situation anormale de travail devait l'objet d'un classement en catégorie A.
Donc bientôt je pense voir du personnel non exposé catégorisé A!
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MessageSujet: Re: classement du personnel NON EXPOSE   Mar 13 Avr 2010 - 18:09

Bonjour Laïka
Laika a écrit:
Bonjour,
J'ai lu avec attention vos arguments, étant toujours mal à l'aise avec les PdP spécifiques réservés aux travailleurs de Catégorie ni A ni B propre à une institution de recherche connue. Pour votre gouverne, j'ai eu la surprise de voir apparaitre les doses opérationnelles d'un travailleur non catégorisé étant entré sous PdP ni A ni B dans la base de donnée SISERI. Et je peux vous dire qu'il n'a pas de dosimétrie passive.
PCR de son employeur, je ne sais pas bien quoi faire de ces doses (nulles bien sures!).
Amicalement
Laika
Tu peux peut-être ouvrir un fichier (petit excel simple) pour garder en mémoire ces doses.
J'avais déjà fait ça il y a très longtemps, avant même que cette réglementation existe.
KLOUG
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MessageSujet: Re: classement du personnel NON EXPOSE   Mar 13 Avr 2010 - 18:14

Bonsoir Gerald
gerald.lopez a écrit:
Salut,
Ce qui les a le plus ennuyé c'est lorsque nous leur avons dit que tout travailleur exposé amené à intervenir en situation anormale de travail devait l'objet d'un classement en catégorie A.
Donc bientôt je pense voir du personnel non exposé catégorisé A!
Pour faire face à ce problème, le classement des travailleurs se fait dans une situation habituelle de travail.
Nous avons choisi de procéder de la manière suivante :
Classement en catégorie B pour le personnel de la FLS, du SPR (sauf les A) et autres, amenés à intervenir en situation d'urgence (avec la liste pré établie qui va bien). Évidemment la formation ad hoc.
Le service de santé au travail a comme observation dans la fiche de poste et de nuisance (fiche faisant état des différents risques d'exposition) : passage en catégorie A dans le cas d'une situation d'urgence.
La visite médicale étant adaptée à ces cas.
KLOUG
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MessageSujet: Re: classement du personnel NON EXPOSE   Mar 13 Avr 2010 - 19:28

KLOUG a écrit:

Je suis encore plus inquiet quand on me parle d'un nouveau texte
(circulaire) à appliquer.
Ce qui est extraordinaire dans toute cette
affaire c'est que la circulaire est généralement dédiée au personnel
d'inspection et pas à tous ceux qui sont concernés par l'application de
la réglementation....

Je crois qu'il faut quand même relativiser: Le but initial de cette circulaire était de préciser ou d'expliquer des points flou ou sujet à interprétation du code du travail, ça partait d'un bon sentiment.

Sinon pour l'info exclusive du cirkus, il semblerait que la circulaire est à la signature et devrait être publiée d'ici une semaine...
On devrais bien pouvoir vous faire une petite analyse de cette circulaire


Dernière édition par Kidou le Jeu 6 Mai 2010 - 0:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: classement du personnel NON EXPOSE   Mar 13 Avr 2010 - 22:05

Bonsoir,

Je travaille dans le secteur médical.
Moins de 10 % du personnel a un suivi dosimétrique, et 98 % des doses relevées sont inférieures à 1 mSv/12 mois*.

Presque tous les suivis sont des cat B.
Bien souvent l'étude de poste conduit à une dose prévisionnelle de 1 ou 2 mSv, souvent moins de 1 mSv. Mais le suivi dosimétrique est maintenu quand :

  • il peut avoir des expositions incidentelles, même improbables. Par exemple, presque tous les manips de radiothérapie prennent 0,0 mSv**, car ils sont à la console de traitement hors du bunker. Une fois un manip s'est retrouvé enfermé dans un bunker, ça justifie selon moi que tous les manips de radiothérapie soit maintenus en suivi avec une dose prévisionnelle de 0,0 mSv.
  • on ne maîtrise pas les flux de patients et les changements dans les pratiques médicales, ce qui amène parfois à donner des dosimètres à des personnes travaillant ... en échographie. Au cas où l'écho est faite après une irathérapie.
  • une personne est souvent amenée à travailler en zone intermittente déclassée.
L'idée est : "Tu ne dois pas être exposé, je vais d'ailleurs le vérifier."

Quand c'est possible, c'est le dosi opérationnel qui assure seul ce suivi des non exposés (brancardier qui transporte un patient sortant de scintigraphie, abdomen femme enceinte) mais le parc de dosimètres doit être adapté.

Baldaquin
* ou mieux 80 µSv/mois. La nuance est importante, par exemple en scintigraphie ou pour les stagiaires.
** sauf une petite minorité confrontée aux activations de mâchoires (neutrons).
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Invité
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MessageSujet: Re: classement du personnel NON EXPOSE   Mar 13 Avr 2010 - 22:58

baldaquin a écrit:

il peut avoir des expositions incidentelles, même improbables. Par exemple, presque tous les manips de radiothérapie prennent 0,0 mSv**, car ils sont à la console de traitement hors du bunker. Une fois un manip s'est retrouvé enfermé dans un bunker, ça justifie selon moi que tous les manips de radiothérapie soit maintenus en suivi avec une dose prévisionnelle de 0,0 mSv.

Comme tu le dit il s'agit d'une situation incidentelle, donc pour moi elle n'est pas à prendre en compte.
Imagine si on faisait la même chose dans les irradiateurs industrielles : même si on les classaient cat A ça n'irai pas... si on prend le cas du gars qui est coincé dans le bunker il dépasse les 20 mSv...
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MessageSujet: Re: classement du personnel NON EXPOSE   Mar 13 Avr 2010 - 23:03

Bonsoir
Kidou a écrit:


Je crois qu'il faut quand même relativiser: Le but initial de cette
circulaire était de préciser ou d'expliquer des points flou ou sujet à
interprétation du code du travail, ça partait d'un bon sentiment.

Sinon
pour l'info exclusive du cirkus, il semblerait que la circulaire est à
la signature et devrait être publiée d'ici une semaine...
On devrais
bien pouvoir vous faire une petite analyse de cette circulaire
Désolé Kidou mais je deviens comme Saint Thomas. J'attends de voir une diffusion aux utilisateurs pour croire que le législateur a envie d'expliquer ses textes.
Pour mémoire la première circulaire était bien à destination des personnel d'inspection ! Et quand quelqu'un de l'ASN m'avait demandé mon décodage sur le sujet pour l'utiliser, j'avais dit oui, bien volontiers (il n'est plus à la DIS). J'ai fini par avoir le texte.
Parce que le :"on devrait..." c'est encore nous qui allons nous y coller.
baldaquin a écrit:
Je travaille dans le secteur médical.
Moins de 10 % du personnel a un suivi dosimétrique, et 98 % des doses relevées sont inférieures à 1 mSv/12 mois*.
Presque tous les suivis sont des cat B.
Bien souvent l'étude de poste conduit à une dose prévisionnelle de 1 ou 2 mSv, souvent moins de 1 mSv. Mais le suivi dosimétrique est maintenu quand :
il peut avoir des expositions incidentelles, même improbables. Par exemple, presque tous les manips de radiothérapie prennent 0,0 mSv**, car ils sont à la console de traitement hors du bunker. Une fois un manip s'est retrouvé enfermé dans un bunker, ça justifie selon moi que tous les manips de radiothérapie soit maintenus en suivi avec une dose prévisionnelle de 0,0 mSv.
on ne maîtrise pas les flux de patients et les changements dans les pratiques médicales, ce qui amène parfois à donner des dosimètres à des personnes travaillant ... en échographie. Au cas où l'écho est faite après une irathérapie.
une personne est souvent amenée à travailler en zone intermittente déclassée.
D'accord avec toi pour les précautions à prendre pour certains personnels.
La seule crainte est celle de la DGT de voir moins de personnes surveillées. Mais je maintiens ma position !
Une partie des personnes exposées dans le médical n'ont rien à part le suivi dosimétrique passif qui est à 0,0 mSv !

Et puisque vous en parler le classement se fait dans une situation normale et habituelle de travail.

Et je répète encore :
4) Tout ceci ne peut se faire qu'en accord avec les personnes exposées, les partenaires sociaux et les directions !
Vous ne pouvez pas déclasser des gens qui sont proches du millisievert par an.
Par contre serait-ce un réel problème de déclasser quelqu'un (après accord entre TOUTES les parties j'insiste !) qui serait susceptible de recevoir 0.1 mSv par an

KLOUG TOUJOURS PAS CONVAINCU
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CybeRX
Jongleur
Jongleur



MessageSujet: Re: classement du personnel NON EXPOSE   Mar 13 Avr 2010 - 23:52

Personnellement dans ma pratique pro, je classe toute les personnes susceptibles de recevoir des doses sur leur lieu de travail (meme infimes soient elles).
Les personnels sont rassurés et travaillent avec plus de sérénité car ils ont un suivi certes couteux mais efficace.
Quid des personnes non suivis exposés (même faiblement) et qui développent une pathologie. Peut on les rassurés uniquement avec des analyses de postes et de la règlementation?quand le doute s'installe..
Le dosimètre est personnel et caractérise réellement l'exposition de la personne qui le porte.
Deplus il y a encore quelques méconnaissances quand aux risques à faible doses.

D'un autre coté effectivement je suis parfaitement d'accord sur le fond de la problématique. et le déclassement ne pourra se faire qu'avec l'accord de l'ensemble des parties.Mais c'est pas pour demain!

Un tel syndicat ou l'interessé refusera à mon avis si on lui donne le choix.voire même les directions car la responsabilité en cas de défaillance se reportera sur elles.

Principe de précaution quand tu nous tiens...
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Laika
Trapéziste
Trapéziste



MessageSujet: Formation et Aptitude médicale obligatoire   Mer 14 Avr 2010 - 8:06

Tout à fait d'accord avec CybeRX!
Je constate auprès de mes stagiaires et de mes "petits protégés" l'appréhension croissante du nucléaire (merci les médias!), et la FORMATION est là pour remettre les risques à leur juste valeur, dans les situations normales comme dans les situations DEGRADEES!
Bien sûr, l'étude de poste est construite autours des situations normales, mais je constate aussi une certaine "souplesse" dans la vie des INB et ICPE, cela ne génère pas "encore" d'effets visibles, mais la propreté radiologique, dans des proportions infimes me direz-vous, est de moins en moins respectée, et de nouveau je pense que la FORMATION est là pour remettre les pendules à l'heure.
Alors pourquoi ne pas créer un statut de travailleur NON EXPOSE au risque de contamination et EXPOSE en dessous de 0,1 mSV par an, pour lequel le suivi dosimétrique se ferait annuellement (ben oui, trimestiel avec un seuil de détection réglementaire à 0,1 mSV, cela n'a aucun sens! même à l'heure actuelle - sans parler des "fausses" doses enregistrées dans la BD SISERI, depuis que nos fournisseurs ont abaissé le seuil à 0,05 mSV (vous savez le fameux témoin non individuel dans un tiroir du siège social). Le suivi médical non nucléaire pourrait être suffisant et la formation réduite. Mais je n'imagine pas qu'on puisse déclasser des travailleurs exposés au risque de contamination, même avec un niveau faible (la plus part du temps très faiblement dosant!).

Laika
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MessageSujet: Re: classement du personnel NON EXPOSE   Mer 14 Avr 2010 - 9:08

Bonjour
CybeRX a écrit:
Personnellement dans ma pratique pro, je classe toute les personnes susceptibles de recevoir des doses sur leur lieu de travail (meme infimes soient elles).
Les personnels sont rassurés et travaillent avec plus de sérénité car ils ont un suivi certes couteux mais efficace.
Quid des personnes non suivis exposés (même faiblement) et qui développent une pathologie.
La discussion continue d'être intéressante, alors je poursuis :
Un dosimètre à 0 : question qui revient régulièrement - qu'est-ce qui prouve qu'il mesure correctement la dose.
Il y a des personnes qui le mettent en contact avec des sources de rayonnements pour voir...
Un dosimètre passif couteux ? Par rapport à d'autres matériels et installations, je ne suis pas certain qu'on puisse dire cela !
Et si justement ils développent une pathologie alors que les résultats dosimétriques sont égaux à 0, vous faites quoi ???
Les organismes de sécurité sociale ou équivalent vous répondrons : "niet sur l'indemnisation".

A ce moment là si vous voulez vraiment montrer aux personnels qu'ils ne reçoivent pas de doses, utilisez des dosimètres opérationnels. Oui, oui, oui, je sais, ça ça coûte cher.

Je crois que ni la DGT, ni les organisations professionnelles ne sont prêtes à faire du déclassement.
Mais encore une fois le système actuel je le précise bien dans le domaine des doses inférieures à 0.1 mSv sur douze mois consécutifs pour reprendre l'exemple donné ne permet pas de dire si les personnes que vous considérez comme exposées ont reçues des doses.

Et c'est pour cela que dans certain cas d'exposition, nous donnons à des personnes NON EXPOSÉES entrant en zone réglementée (y compris surveillée) des dosimètres opérationnels (avec comptabilisation de leur dose !) et accompagnement d'un agent de radioprotection. C'est très lourd mais là vous avez des PREUVES des doses reçues.

En prenant le cas extrême d'un dosimètre passif trimestriel enregistrant 0.045 mSv sur 3 mois et ce pendant 4 trimestres vous "zappez" 0.135 mSv. L'exemple choisi de 0.1 mSv sur l'année n'est pas si absurde.

KLOUG
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MessageSujet: Re: classement du personnel NON EXPOSE   Mer 14 Avr 2010 - 9:27

Bonjour

Le cas de la surveillance de la contamination est un autre volet.
Ça veut dire des examens radio toxicologiques et aussi des études de poste qui montrent qu'il y a un risque d'exposition interne.
Oui difficile d'imaginer que la personne ne soit pas classée A ou B puisqu'il peut y avoir un risque avéré de contamination.

La discussion portait surtout sur l'exposition externe jusqu'à présent dans un milieu particulier.
Pour mémoire dans le domaine de la radiologie (bilan IRSN), il y avait en 2008 :
110408 personnes suivies 89183 qui ont eu une dose en dessous du seuil de détection (à condition qu'ils aient tous porté leur dosimètre bien entendu) soit 81 % des effectifs 19294 qui ont eu une dose inférieure à 1 mSv soit 17,5 % (total 98,5%).

Je continue sur le même thème : on ne peut déclasser sans l'accord et l'adhésion de toutes les parties prenantes et je comprends l'argument de vouloir surveiller les personnes qui ne reçoivent pas de doses. Mais le calcul fait dans le message précédent montre qu'on peut louper une dose de 0,135 mSv sur une année, sans que quiconque s'en aperçoive.
Peut-on dire que l'on fait une réelle surveillance ?

Et dernier point sur lequel je reprend l'argument : la dotation dosimétrique vient du fait que l'on entre dans une zone et qu'on a laissé les périodicité de port liée à la catégorie de travailleurs. Ambiguïté.
Mais rien n'empêcherai (une histoire de coût quand même) de suivre des personnes non exposées (après études de poste, j'y mets toutes les obligations) entrant en zone réglementée.

KLOUG
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MessageSujet: Re: classement du personnel NON EXPOSE   Mer 14 Avr 2010 - 11:31

Kidou a écrit:
baldaquin a écrit:

il peut avoir des expositions incidentelles, même improbables. Par exemple, presque tous les manips de radiothérapie prennent 0,0 mSv**, car ils sont à la console de traitement hors du bunker. Une fois un manip s'est retrouvé enfermé dans un bunker, ça justifie selon moi que tous les manips de radiothérapie soit maintenus en suivi avec une dose prévisionnelle de 0,0 mSv.

Comme tu le dit il s'agit d'une situation incidentelle, donc pour moi elle n'est pas à prendre en compte.
Imagine si on faisait la même chose dans les irradiateurs industrielles : même si on les classaient cat A ça n'irai pas... si on prend le cas du gars qui est coincé dans le bunker il dépasse les 20 mSv...

Bonjour Kidou,

Hum, pas tout à fait d'accord, mais je comprends ton point de vue.
Pour moi ces personnes restent catégorie "non-exposés", ils ne doivent pas prendre de rayons en activité normale.
Mais dès qu'il y a une exposition incidentelle, ce qu'on veut c'est connaître l'exposition.
Le dépassement de catégorie (1,6,20 mSv) vient en second.

Donc dosi pour compter les points au cas où.
Mais si la dosimétrie opérationnelle est dispo, le dosi passif n'est pas utile.

J'ai beaucoup plus d'agents qui ont accès à la dosimétrie opérationnelle que ceux qui ont un dosi passif.
Vous pouvez donc croiser dans mon établissement des gens en zone réglementée avec un dosi op et pas de passif.
Ca choque d'ailleurs certains, mais je le vis pas trop mal ...

OK avec Kloug, il y a un problème de coût : 500-600 € pour un dosi op', mais un dosi RPL non rendu coûte 5+15 €.
Vu le taux de non-rendu, cela peut vite être amorti.

Et là, on suit même sous les fatidiques 0,135 mSv.
[Reste à expliquer quel est le risque réel lié à ces très faibles expositions, mais SVP dans un autre topic.]

BaldaquIncidentel
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MessageSujet: Re: classement du personnel NON EXPOSE   Mer 14 Avr 2010 - 13:19

à ce moment on peut imaginer la chose suivante: Personne non classé en A ou en B. Ensuite, une dosi opérationnel ou passive occasionnelle à l'entré du local que l'on doit prendre si on veux entrer. on gagne sur tout les tableaux: pas d'examen médical supplémentaire car le personnel n'est pas catégorisé, et si il y a un incident, il avait une dosi et on peut donc connaitre la dose reçu et réagir en conséquence.
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MessageSujet: Re: classement du personnel NON EXPOSE   Mer 14 Avr 2010 - 13:45

Banco, ça me convient très bien.
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MessageSujet: Re: classement du personnel NON EXPOSE   Mer 14 Avr 2010 - 14:24

Hello
Toujours aussi intéressant
Kidou a écrit:
à ce moment on peut imaginer la chose suivante: Personne non classé en A ou en B. Ensuite, une dosi opérationnel ou passive occasionnelle à l'entré du local que l'on doit prendre si on veux entrer. on gagne sur tout les tableaux: pas d'examen médical supplémentaire car le personnel n'est pas catégorisé, et si il y a un incident, il avait une dosi et on peut donc connaitre la dose reçu et réagir en conséquence.
Ça me parait être valable. Encore une fois nous allons devoir traiter le problème du suivi par la médecine du travail. S'il y a des propositions (même au niveau gouvernementale) pour allonger la périodicité des visites c'est qu'il y a une raison.
KLOUG
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MessageSujet: Re: classement du personnel NON EXPOSE   Jeu 15 Avr 2010 - 18:07

Bonjour,
je suis contente que mon mail face écho...
Quand on relit le code du travail et le code de la santé publique, voici ce qu'il en ressort :


"Section 1 - Catégories de travailleurs

Article R. 4453-1. − En vue de déterminer les conditions dans lesquelles sont réalisées la surveillance radiologique et la surveillance médicale, les travailleurs susceptibles de recevoir, dans les conditions habituelles de travail, une dose efficace supérieure à 6 mSv par an ou une dose équivalente supérieure aux trois dixièmes des limites annuelles d’exposition fixées à l’article R. 4451-13, sont classés par l’employeur dans la catégorie A, après avis du médecin du travail.

Article R. 4453-2. − Les femmes enceintes et les jeunes travailleurs mentionnés aux articles D. 4152-5 et D. 4153-34 ne peuvent être affectés à des travaux qui requièrent un classement en catégorie A.

Article R. 4453-3. − Les travailleurs exposés aux rayonnements ionisants ne relevant pas de la catégorie A sont classés en catégorie B dès lors qu’ils sont soumis dans le cadre de leur activité professionnelle à une exposition à des rayonnements ionisants susceptible d’entraîner des doses supérieures à l’une des limites de dose fixées à l’article R. 1333-8 du code de la santé publique.


Article R. 1333-8. - La somme des doses efficaces reçues par toute personne n'appartenant pas aux catégories mentionnées à l’article R. 1333-9 , du fait des activités nucléaires, ne doit pas dépasser 1 mSv par an.
Sans préjudice de la limite définie pour les doses efficaces, les limites de dose équivalente admissibles sont fixées, pour le cristallin, à 15 mSv par an et, pour la peau, à 50 mSv par an en valeur moyenne pour toute surface de 1 cm² de peau, quelle que soit la surface exposée.

Article R. 1333-9. - Les limites de dose définies à l’article R. 1333-8 ne sont pas applicables aux personnes soumises aux expositions suivantes :

1°Exposition des patients au titre d'un diagnostic ou d'un traitement médical dont ils bénéficient ;
2°Exposition des personnes qui, en connaissance de cause et de leur plein gré, participent à titre privé au soutien et au réconfort de ces patients ;
3°Exposition des personnes participant volontairement à des programmes de recherche médicale et biomédicale ;
4°Exposition des personnes ou des intervenants en cas de situation d'urgence auxquels s'appliquent des dispositions particulières ;

5°Exposition des travailleurs lorsque celle-ci résulte de leur activité professionnelle et auxquels s'appliquent des dispositions particulières ;
6°Exposition des personnes aux rayonnements ionisants d'origine naturelle."
Sauf erreur de ma part, tout le problème réside dans les mots : "et auxquels s'appliquent des dispositions particulières". Que doit-on comprendre dans dispositions particulières ?

Pour moi, s'il n'y a pas de contre-indications du médecin du travail, il n'y a pas de dispositions particulières... Non ?
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MessageSujet: Re: classement du personnel NON EXPOSE   Jeu 15 Avr 2010 - 20:58

Petite remise en forme pour une meilleure lecture du texte précédent
KLOUG MODO
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MessageSujet: Re: classement du personnel NON EXPOSE   Ven 16 Avr 2010 - 17:04

Bien le bonjour ici,

Je viens de lire tout cela, et tout cela est très intéressant... je voudrais rebondir là-dessus (boing boing bon d'accord je sors) :

Lorsque j'ai été embauché dans ma société, c'était pour démarrer immédiatement en zone surveillée. Evidement, comme il y avait "urgence", j'ai débuté le travail avant d'être catégorisé B. J'ai donc eu un suivi pas totalement-tout-à-fait-bon... mais là n'est pas la question... J'ai entendu dire à cette occasion, et par la suite de la part de personnel EDF dire que si l'on pénétrait moins de 3 fois en zone (surveillée je suppose) il n'était pas nécessaire d'être catégorisé B ...

Qu'en est-il ?

Cordialement

Yog
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MessageSujet: Re: classement du personnel NON EXPOSE   Ven 16 Avr 2010 - 17:08

Bonjour
C'est quelqu'un d'EDF qui pourrait donner la réponse car cela peut faire partie des spécifications internes.
KLOUG
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Klax
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MessageSujet: Re: classement du personnel NON EXPOSE   Ven 16 Avr 2010 - 18:28

je crois qu'il y a quelques choses comme ça dans leurs spécifications interne, efectivement.

Je me renseigne lundi pour confirmation.

_________________
J'aime pas les matins...
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kookie
Jongleur
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MessageSujet: Re: classement du personnel NON EXPOSE   Lun 26 Avr 2010 - 11:54

Une question à Kloug:
Tu as écrit "0.045 mSv sur 3 mois et ce pendant 4 trimestres vous "zappez" 0.135 mSv. L'exemple choisi de 0.1 mSv sur l'année n'est pas si absurde." Mais 0.045 mSv X 4 = 0.180 mSv? Dans ce cas, la limite non-absurde pourrait-être 0.2mSv?
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MessageSujet: Re: classement du personnel NON EXPOSE   Lun 26 Avr 2010 - 11:59

OUPSSS Embarassed
Je vous présente toutes mes confuses...
J'm'a gouré ! Oui bien sûr 0.18 est la bonne valeur.
Et la limite pourrait être 0.2 bien entendu !
J'étais finalement encore conservatif (0.1 au lieu de 0.2 mSv).
KLOUG
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