Bonjour,
Je suis tombé par hasard sur cette publication qui est un peu ancienne, merci de ne pas en tenir compte si cette dernière est "outdated".
D'après une étude statistique effectuée par le Collège Impérial de la faculté de Médecine de Londres en 2009, l'exposition à de faibles doses de radiations pourrait entrainer l’apparition de maladies cardiovasculaires induites. Une corrélation quasi-parfaite a en effet été relevée sur les dossiers de travailleurs du nucléaire entre la dose reçue et le développement de ce type de maladies. Les effets des doses importantes (thérapeutiques) étaient bien connues depuis longtemps alors que le domaine des faibles doses n'était pas très documenté. Les dossiers des employés du secteur nucléaire ont permis au Dr Mark Little et à son équipe du ICFM d'approfondir ces travaux ; Les faibles doses cumulées pourraient affecter les monocytes au niveau des parois artérielles, ce phénomène menant à une inflammation de ces dernières par l'augmentation concurrente des protéines MCP-1.
D'après les auteurs, si ce mécanisme est prouvé, il impliquera que les risques des expositions à de faibles doses de radiations (radiographie médicale et dentaire) qui avaient jusqu'ici été uniquement corrélées à des maladies cancéreuses pourraient avoir été fortement sous-estimées.
Le mécanisme biologique confirmant cette étude statistique doit encore (fin 2009) être expérimenté. De futures recherches sont planifiées pour vérifier ces données.
http://www.sciencedaily.com/releases/2009/10/091022202710.htm (Anglais)
http://www1.imperial.ac.uk/medicine/people/mark.little/ (CV du Dr Little Anglais)
J'en profite pour joindre un autre papier très récent (04/2011) du même Dr Mark P Little (et al.) sur les effets stochastiques induits par des contaminations (émissions internes de radionucléides alpha notamment) chez les enfants qu'il estime gravement sous-estimées. Ce domaine m'intéresse un peu et je pense immédiatement à un autre chercheur, plus controversé et ayant commenté largement l'accident de Fukushima ; Il avait travaillé dans le domaine des faibles doses "artificielles" et notamment sur les effets collatéraux des munitions à Uranium appauvri lors de la guerre du golfe.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3076706/ (Anglais)
Bonne lecture !